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Fin de contrat d'une assistante maternelle : combien elle touche en 2026 ?

Quand le parent retire son enfant, le contrat de l'assistante maternelle prend fin après un préavis de 8 jours à un mois. Le dernier versement réunit alors jusqu'à quatre sommes : le salaire du préavis, l'indemnité de rupture dès 9 mois d'accueil, les congés acquis et pas encore payés, et en année incomplète la régularisation des heures. Pour un contrat de trois ans à 728,00 € brut par mois, elle reçoit 905,23 € le dernier mois, congés non pris en plus.

336,70 €

d'indemnité de rupture après 3 ans d'accueil, pour un salaire de 728,00 € brut par mois

1/80 des salaires bruts perçus, préavis compris, sans cotisation ni impôt. Rien avant 9 mois d'accueil.

Trois chiffres qui changent ce qu'elle touche à la fin

Selon l'ancienneté d'accueil et la raison pour laquelle le contrat s'arrête.

9 mois

d'accueil à l'envoi de la lettre : en dessous, aucune indemnité de rupture n'est due

2/80

des salaires bruts, le double, quand l'inaptitude vient d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle

0 €

de préavis et d'indemnité de rupture quand le département suspend ou retire l'agrément

L'indemnité de rupture et le préavis, selon l'ancienneté d'accueil

Retrait de l'enfant après la période d'essai, pour 728,00 € brut par mois (40 heures par semaine, 52 semaines, au minimum de 4,20 € de l'heure). Dès un an, le mois de préavis fait et payé est compris dans le total.

L'indemnité de rupture et le préavis, selon l'ancienneté d'accueil
Ancienneté à l'envoi de la lettreIndemnité de rupturePréavis minimum
Moins de 3 moisPas due8 jours calendaires
3 mois à moins de 9 moisPas due15 jours calendaires
9 mois à moins d'un anDès 81,90 €15 jours calendaires
1 an118,30 €1 mois calendaire
2 ans227,50 €1 mois calendaire
3 ans336,70 €1 mois calendaire
5 ans555,10 €1 mois calendaire

Montants à salaire constant, arrondis au centime. Durées de l'article 120 et indemnité de l'article 121.1 de la convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239), dans leur version en vigueur. Entre 9 mois et un an, le salaire des 15 jours de préavis s'ajoute au montant affiché.

Comment se calcule l'indemnité de rupture

1. On additionne tous les salaires bruts du contrat. Du premier jour à la fin du préavis, congés payés compris, puisqu'ils sont soumis à cotisations. Ce qui n'en porte pas reste dehors : l'indemnité d'entretien, les frais de repas et l'indemnité kilométrique (convention collective des particuliers employeurs, IDCC 3239, article 121.1).

2. On divise par 80. Trois ans à 728,00 € plus un mois de préavis font 26 936,00 € de salaires bruts, soit 336,70 € d'indemnité. Si le salaire a changé en cours de contrat, c'est la somme réelle qui compte, jamais le dernier salaire multiplié par le nombre de mois.

3. Les 9 mois se comptent au jour d'envoi de la lettre. Pas à la fin du préavis : une lettre envoyée après 8 mois et demi d'accueil ne donne droit à aucune indemnité, même si le préavis fait dépasser les neuf mois (fiche service-public « Rupture du contrat de travail d'une assistante maternelle par un particulier employeur »).

4. Le brut est aussi le net. L'indemnité de rupture est exonérée de cotisations sociales et n'est pas imposable : elle se verse telle quelle, sans conversion. Elle n'ouvre pas droit au complément de mode de garde, donc la CAF n'en rembourse rien au parent (Urssaf, « déclarer la fin de contrat avec votre salarié »).

Exemple : ce qu'elle reçoit à la fin d'un contrat de trois ans

Un enfant accueilli 40 heures par semaine, 52 semaines par an, au minimum conventionnel de 4,20 € brut de l'heure en vigueur depuis le 1er juin 2026. Le salaire mensualisé vaut 728,00 € brut, soit 568,53 € net en métropole. Le parent envoie sa lettre après trois ans d'accueil ; le préavis d'un mois est fait.

  • Le salaire du mois de préavis : 568,53 € net, déclaré comme un mois ordinaire.
  • L'indemnité de rupture : 336,70 €, sans cotisation, donc versée telle quelle.
  • Les congés acquis et pas encore payés : en plus, selon ce qui reste à la date de fin (section suivante).

Hors congés, le dernier versement atteint 905,23 €.

Préavis et indemnité, selon la façon dont le contrat se termine

Ce que chaque situation déclenche, en plus des congés acquis et pas encore payés.

Préavis et indemnité, selon la façon dont le contrat se termine
Comment le contrat se terminePréavisIndemnité de fin de contrat
Retrait de l'enfant, après la période d'essai8 jours, 15 jours ou 1 mois selon l'ancienneté1/80 des salaires bruts, dès 9 mois d'accueil
Rupture pendant la période d'essaiAucunPas due
Démission de l'assistante maternelleLes mêmes durées, qu'elle doit effectuerPas due
Faute grave ou faute lourdeAucunPas due
Agrément suspendu, modifié ou retiréAucunPas due
Inaptitude d'origine non professionnelleAucun1/80 des salaires bruts, dès 9 mois
Inaptitude après un accident du travail ou une maladie professionnelleAucun2/80 des salaires bruts, dès 9 mois
Décès de l'enfantNon effectué, mais payé : une indemnité égale au préavis1/80 des salaires bruts, sans condition d'ancienneté
Fin d'un CDDAucun, le contrat va à son termePrime de précarité de 10 % des salaires bruts, sauf faute grave ou force majeure

Convention collective des particuliers employeurs, articles 119 à 121 ; fiche F16842 de service-public pour le CDD et la période d'essai.

Le préavis : quand il commence, et s'il n'est pas fait

Il commence le jour de la première présentation de la lettre recommandée, ou le jour de sa remise en main propre contre décharge. Sa durée se fixe, elle, sur l'ancienneté au jour d'envoi de la lettre. C'est la même durée dans les deux sens : l'assistante maternelle qui démissionne doit le même préavis que le parent qui retire l'enfant.

Si le parent la dispense de préavis, il lui paie quand même la période, comme si elle avait travaillé, et cette période compte pour ses congés et son ancienneté. Si c'est elle qui demande à partir plus tôt et que le parent accepte, le contrat finit au dernier jour travaillé et le reste n'est pas payé. S'il refuse et qu'elle part quand même, il peut lui réclamer l'équivalent du salaire net du préavis non fait.

Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle, un congé de maternité ou d'adoption, et des congés payés pris pendant le préavis le suspendent : sa fin recule d'autant. Pour les congés, un accord écrit entre les deux peut éviter ce report (fiche F16842).

Les congés non pris et la régularisation de l'année incomplète

Les congés acquis et pas encore rémunérés se paient à la fin, que la rupture vienne du parent ou d'elle. L'indemnité vaut le plus élevé des deux montants qui fixent aussi ses congés payés en cours de contrat : le salaire qu'elle aurait touché pendant ces jours, ou le dixième de la rémunération brute de l'année de référence. Ce qui a déjà été payé ne l'est pas deux fois : des congés versés en juin mais pas encore pris ne donnent rien de plus à la fin du contrat (Urssaf).

En année incomplète, 46 semaines d'accueil ou moins, le salaire mensualisé est une moyenne. À la fin du contrat, les heures payées sont comparées aux heures réellement faites, en tenant compte des comparaisons faites chaque année à la date anniversaire. Si l'assistante maternelle a travaillé plus que ce que la mensualisation a payé, le parent verse la différence ; dans l'autre sens, elle ne rembourse rien (article 124 de la convention, fiche F16842).

La lettre de retrait, et quand elle ne peut pas être envoyée

Après la période d'essai, le parent rompt le contrat en retirant son enfant. Il n'a pas à donner de motif, il n'y a pas d'entretien préalable, mais le retrait ne peut pas reposer sur un motif discriminatoire. La lettre part en recommandé avec avis de réception, ou se remet en main propre contre une décharge signée. Elle peut tenir en quelques lignes :

Objet : retrait de mon enfant et fin de votre contrat de travail

Madame, je vous informe de ma décision de retirer mon enfant [prénom], que vous accueillez depuis le [date d'embauche]. Cette décision met fin à votre contrat de travail. Votre préavis de [8 jours / 15 jours / 1 mois] commencera à la première présentation de cette lettre [ou : ce jour, date de sa remise en main propre] et prendra fin le [date]. À cette date, je vous remettrai votre certificat de travail, votre reçu pour solde de tout compte et votre attestation France Travail.

Fait à [ville], le [date]. [Signature]

Trois moments où le contrat ne se rompt pas librement. Pendant la grossesse, dès qu'elle l'a annoncée, et pendant les 10 semaines qui suivent le congé de maternité, la rupture n'est possible que pour une faute grave ou une impossibilité de maintenir le contrat pour une raison étrangère à la grossesse, et la lettre doit en donner le motif. Pendant le congé de maternité lui-même, elle est impossible. Pendant un arrêt maladie, la maladie ne peut jamais être le motif.

Il n'existe pas non plus de rupture conventionnelle pour une assistante maternelle : ce mode de rupture ne fait pas partie des dispositions qui lui sont applicables. Un litige sur la fin du contrat se porte devant le conseil de prud'hommes du lieu de son domicile.

Les trois documents à remettre, et quand

Le parent remet un certificat de travail, un reçu pour solde de tout compte qui détaille les sommes versées, et l'attestation destinée à France Travail. Le service « Mes démarches de fin de contrat » de Pajemploi les produit, une fois la dernière déclaration Pajemploi faite avec la date de fin et les indemnités.

Ils se remettent à la fin du contrat, c'est-à-dire au dernier jour du préavis, qu'il soit fait ou que le parent l'ait dispensé. Si c'est l'assistante maternelle qui a demandé à ne pas faire tout ou partie de son préavis, le délai va jusqu'à deux semaines après son dernier jour travaillé, ou jusqu'à la fin du préavis s'il durait moins de deux semaines. Après le décès de l'enfant, ils se remettent dans les 30 jours.

Données indicatives basées sur les sources publiques. Le montant dû dépend des salaires réellement versés pendant le contrat, et le contrat de travail peut prévoir plus que ces minimums.