Ticket restaurant 2026 : combien ça vaut vraiment ?
Données vérifiées le 17 septembre 2026
En 2026, ton employeur peut financer jusqu'à 7,32 € par titre sans charges ni impôt, pour une valeur faciale de 12,20 € à 14,64 € et une part employeur de 50 à 60 %. Sur une année pleine de travail, ça représente jusqu'à :
1 610 €
de pouvoir d'achat net par an, exonérés de cotisations et d'impôt(base 220 jours travaillés, titre à 12,20 €, part employeur à 60 %).
7,32 €
exonération max / titre
25 €
plafond / jour
50-60 %
part employeur
12,20 €
valeur faciale idéale
Quel est le montant du ticket restaurant en 2026 ?
Il n'y a pas de montant unique : la valeur faciale est fixée par ton employeur. Mais deux chiffres encadrent tout en 2026 : la part employeur est exonérée jusqu'à 7,32 € par titre, et le plafond d'utilisation est de 25 € par jour. La valeur faciale la plus fréquente se situe entre 9 et 11 €.
Les repères 2026 de Pluxee situent la valeur faciale moyenne d'un titre-restaurant à 9 €. À l'échelle nationale, la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) compte 5,4 millions de salariés bénéficiaires sur son millésime 2023. La carte Pluxee Restaurant s'utilise chez plus de 250 000 commerçants et restaurateurs, parmi les établissements agréés par la CNTR et équipés d'un terminal de paiement.
Le principe est simple :
- Ton employeur paie une partie (entre 50 et 60 % de la valeur du titre)
- Tu paies le reste (entre 40 et 50 %), prélevé sur ton salaire
- Tu reçois un titre (carte ou papier) que tu utilises pour payer tes repas ou tes courses alimentaires
Le gros avantage : la part payée par ton employeur est exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, dans la limite de 7,32 € par titre. Concrètement, c'est du pouvoir d'achat en plus, sans charges ni impôt.
Ce plafond d'exonération est révisé chaque année, et 2026 le relève de nouveau. Ce qui change en même temps compte davantage que le montant lui-même : la liste de ce que tu as le droit de payer avec tes titres a été redéfinie, et une réforme plus large est annoncée pour 2027. Le plafond 2026 et les règles qui changent reprend les deux.
Tu reçois un titre par repas compris dans ton horaire de travail journalier. Si tu travailles 220 jours par an, tu reçois 220 titres. Les jours d'absence (congés, maladie, RTT) ne donnent pas droit à un titre.
Gain réel par valeur faciale du titre
| Valeur faciale | Gain net / jour | Gain net / an (220 j.) |
|---|---|---|
| 8,00 € | 4,80 € | 1 056 € |
| 9,00 € | 5,40 € | 1 188 € |
| 10,00 € | 6,00 € | 1 320 € |
| 11,00 € | 6,60 € | 1 452 € |
| 12,20 € | 7,32 € | 1 610 € |
Calcul avec une part employeur à 60 % (maximum pour bénéficier de l'exonération). Le gain net correspond à la part employeur, exonérée de cotisations et d'impôt. 220 jours = estimation du nombre de jours travaillés par an.
7,32 € et 25 € : deux plafonds qui ne mesurent pas la même chose
C'est la confusion la plus répandue sur le sujet, et elle vient de ce que les deux chiffres s'écrivent pareil : un montant en euros, avec le mot « plafond » devant. Ils ne portent ni sur la même personne, ni sur le même moment.
- 7,32 € par titre borne ce que ton employeur peut financer sans charges ni impôt. Ça se joue quand il achète les titres, et tu ne le vois jamais passer.
- 25 € par jour borne ce que tu peux dépenser dans la journée. Ça se joue à la caisse.
Les deux ne communiquent pas. Avec des titres à 9 €, ton employeur reste très en dessous du plafond d'exonération - 5,40 € de participation à 60 % - et tu peux malgré tout dépenser 25 € dans la journée en présentant plusieurs titres. À l'inverse, un titre à 12,20 € sature l'exonération de ton employeur sans jamais t'approcher du plafond journalier.
En une phrase : l'un limite l'avantage fiscal de ton employeur, l'autre limite ta dépense du jour. Aucune revalorisation de l'un n'entraîne l'autre, et les deux ne relèvent pas du même régime : les conditions d'utilisation - dont le plafond du jour - sont posées par le code du travail, aux articles R3262-4 à R3262-11, tandis que le plafond d'exonération est une limite sociale et fiscale qui porte sur la contribution de l'employeur.
Ce qui a changé en 2026 ne concerne que le premier : la part patronale exonérée passe de 7,26 € à 7,32 € par titre. Le plafond d'utilisation de 25 € par jour, lui, ne bouge pas.
Y a-t-il un montant minimum, et combien de titres par mois ?
Il n'existe pas de valeur faciale minimale
L'employeur fixe librement la valeur faciale des titres qu'il remet : aucun montant plancher n'est imposé, et le ministère de l'Économie en fait l'un des cinq points à connaître sur le sujet. Un titre à 5 € est aussi régulier qu'un titre à 12 €.
Ce qui est encadré n'est donc pas le montant mais la part : elle doit rester entre 50 et 60 % de la valeur. La Commission nationale des titres-restaurant le formule bien : la valeur faciale est « de fait, influencée indirectement par les limites légales imposées à la contribution financière des employeurs ». C'est un effet d'attraction vers le haut, jamais une obligation.
Et la borne basse mord dans un seul sens : un employeur qui descendrait sa participation sous 50 % de la valeur perdrait l'exonération sur la totalité de sa part, pas seulement sur l'écart.
Il n'y a par conséquent pas de « montant minimum du ticket restaurant » à aller chercher. Le seul chiffre qui a une réponse ferme est celui du maximum exonéré, et c'est 7,32 € de part employeur.
Ton employeur est-il obligé de t'en donner ?
Non. Le titre-restaurant est un avantage facultatif : aucun texte n'oblige un employeur à en distribuer. Ce que la loi encadre, c'est ce qu'il doit respecter s'il en distribue.
En revanche, s'il en distribue, le principe est l'égalité : l'avantage s'accorde sur une base égalitaire entre les salariés de l'entreprise. La condition d'attribution est le repas compris dans ton horaire de travail journalier - ni ton poste, ni le lieu où tu prends ce repas n'entrent dedans.
Il existe une exception, et elle vaut d'être connue : un employeur peut réserver les titres à une partie du personnel seulement, à condition que les autres perçoivent une indemnité d'un montant équivalent à sa participation dans le titre. Autrement dit, il peut changer la forme de l'avantage, pas te le retirer.
Peut-il baisser la valeur faciale ?
Oui, sauf si elle est fixée par un accord collectif ou par ton contrat de travail : dans ces deux cas, elle ne se modifie qu'en révisant le texte qui la porte. Si elle résulte d'un usage d'entreprise, l'employeur doit passer par une dénonciation en règle - information des représentants du personnel, information individuelle des salariés, et un délai de prévenance.
Combien de titres pour un mois donné
Un titre par jour travaillé comportant un repas dans ton horaire. Le décompte se fait donc sur tes jours travaillés, jamais sur les jours du calendrier :
- Pars du nombre de jours ouvrés que tu as réellement travaillés. Un mois à 21 jours ouvrés plafonne à 21 titres.
- Retire les absences - congés, RTT, arrêt maladie, jours fériés non travaillés dans l'entreprise. Chaque jour non travaillé retire un titre.
- Retire les jours sans repas dans l'horaire : une demi-journée qui ne couvre pas le déjeuner, ou une journée où ton repas t'est remboursé en frais professionnels.
Sur une année pleine, cette page raisonne sur 220 jours travaillés, soit une moyenne d'environ 18 titres par mois - un ordre de grandeur, pas une règle : le compte réel dépend de tes absences du mois.
Règles d'utilisation en 2026
Le ticket restaurant n'est pas un chèque en blanc. Il y a des règles précises à respecter.
Quand les utiliser
- Jours ouvrables uniquement - tous les jours de la semaine sauf ton jour de repos hebdomadaire et les jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise, sauf si tu travailles ces jours-là et que ton employeur t'y autorise
- Le dimanche, par défaut non - et si tu travailles ce jour-là, l'autorisation n'est pas verbale : ton employeur doit faire inscrire une mention spéciale élargissant la validité sur les titres qu'il te remet (article R3262-8 du code du travail). Regarde tes titres : la mention y est, ou elle n'y est pas. La réforme annoncée généraliserait l'usage dominical, et elle n'est pas votée - voir plus bas
- Pas de cumul - un titre par repas compris dans ton horaire de travail journalier (article R3262-7 du code du travail). En pratique, le plafond de 25 € par jour limite les abus
- Personnels et nominatifs - tes titres portent ton nom et ne peuvent être utilisés que par toi (même article). Les revendre est interdit
Où les utiliser
- Restaurants, brasseries, traiteurs - Tout établissement de restauration
- Boulangeries, supermarchés, épiceries - Pour des préparations alimentaires
- En 2026 : tous les produits alimentaires - grâce à la dérogation qui court jusqu'au 31 décembre 2026 (loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025), tu peux acheter pâtes, riz, conserves, farine et tout produit alimentaire, même non directement consommable
- Et après 2026 ? - l'usage élargi ne devrait pas s'arrêter : une proposition de loi déposée le 9 juin 2026 prévoit de le rendre permanent, sous réserve d'un vote attendu à l'automne 2026. Tant que ce texte n'est pas voté, la dérogation reste bornée au 31 décembre 2026
Les limites
- 25 € maximum par jour - c'est le plafond quotidien, tous achats confondus
- Pas de rendu de monnaie - sur les titres papier, le commerçant ne rend pas la monnaie. Sur les cartes, le montant exact est débité
- Si tu dépasses le plafond du jour - avec une carte, le terminal refuse simplement le paiement au-delà de 25 €. Avec des titres papier, le commerçant est censé refuser. Le plafond porte sur l'ensemble de tes achats de la journée, pas sur chaque transaction : trois passages de 10 € dans la même journée en dépassent autant qu'un seul passage à 30 €
- Zone géographique - utilisables dans le département de ton lieu de travail et les départements limitrophes, sauf mention contraire apposée par ton employeur (article R3262-9 du code du travail)
- Validité - utilisables pendant l'année civile de leur émission, puis en janvier et février de l'année suivante. Tu ne peux pas entamer les titres de l'année en cours tant que ceux de l'année écoulée ne sont pas utilisés. C'est exactement ce que la réforme annoncée supprimerait - voir plus bas
- Si tu quittes l'entreprise - tu rends tes titres non utilisés, et l'employeur te rembourse le montant de ta participation à leur achat (article R3262-11 du code du travail)
Tes titres vont expirer : tu as quinze jours, et c'est gratuit
C'est la règle la moins connue du dispositif, et elle a une date limite. Tes titres papier de l'année écoulée, non utilisés, s'échangent contre des titres de l'année suivante - gratuitement, à nombre égal (article R3262-5 du code du travail).
- Tu les remets à ton employeur, pas à l'émetteur ni au commerçant.
- Dans les quinze jours qui suivent la fin de leur période d'utilisation, c'est-à-dire après la fenêtre de janvier-février.
- Passé ce délai, c'est perdu : un titre périmé n'est remboursé par personne.
Si tu as une carte, tu n'as rien à remettre : c'est à ton employeur de transformer ton solde non utilisé en crédits de l'année en cours. Le transfert est souvent automatique - vérifie ton solde en début d'année, et si rien n'a bougé, demande-le. Là encore, ce qui a expiré ne se rattrape pas.
Exonération fiscale et sociale : les seuils 2026
| Critère | Seuil | Conséquence si dépassé |
|---|---|---|
| Part employeur max exonérée | 7,32 € / titre | L'excédent est réintégré dans l'assiette des cotisations |
| Part employeur minimale | 50 % de la valeur faciale | Toute la part employeur est réintégrée (pas seulement l'excédent) |
| Part employeur maximale | 60 % de la valeur faciale | L'excédent au-delà de 60 % est réintégré |
| Valeur faciale idéale (à 60 %) | 12,20 € | Au-delà, l'exonération plafonne à 7,32 € |
| Valeur faciale idéale (à 50 %) | 14,64 € | Au-delà, l'exonération plafonne à 7,32 € |
Applicable aux titres émis à partir du 1er janvier 2026. Plafond 2025 : 7,26 €. Base légale : article 81, 19° du code général des impôts.
Carte dématérialisée vs ticket papier
Depuis plusieurs années, la carte ticket restaurant remplace progressivement les carnets papier. Voici ce qui change concrètement pour toi, et où en est le calendrier de la dématérialisation.
Avantages de la carte dématérialisée
- Pas de perte - Contrairement aux carnets papier, ta carte se bloque et se remplace facilement
- Paiement au centime près - Fini le problème du "pas de rendu de monnaie". Tu paies le montant exact
- Plafond automatique - La carte bloque automatiquement au-delà de 25 € par jour et le dimanche. Impossible d'être en infraction par erreur
- Suivi en temps réel - Application mobile pour suivre ton solde et tes dépenses
- Paiement en ligne - Possibilité de payer sur les sites de livraison de repas et de courses alimentaires
Inconvénients à connaître
- Tous les commerçants ne l'acceptent pas - Les petits restaurants ou marchés acceptent parfois uniquement le papier ou les espèces
- Frais pour l'employeur - Les émetteurs facturent des frais de gestion. L'employeur peut répercuter une partie du coût
- Le report du solde n'est pas toujours automatique - en fin d'année, c'est à ton employeur de transformer le solde non utilisé en crédits de l'année en cours. Souvent fait tout seul, pas toujours : le vérifier est ton seul filet
Tous les émetteurs n'offrent pas le même réseau d'acceptation, la même application ni les mêmes options de paiement en ligne. Pour voir qui propose quoi, consulte notre comparatif des cartes titres-restaurant.
Le calendrier de la dématérialisation : ce qui est sûr et ce qui ne l'est pas
Le papier recule chaque année (environ 30 % des titres encore émis en papier début 2026), mais la date de fin du papier n'est pas définitivement fixée. Plusieurs textes se sont succédé :
- Une annonce ministérielle de juin 2025 visait la fin de l'émission de titres papier au 1er janvier 2027.
- Une proposition de loi déposée le 9 juin 2026 repousse cette échéance au 1er janvier 2028 et doit être débattue au Parlement à partir de septembre 2026.
- Les titres papier déjà en circulation resteraient utilisables jusqu'à leur date de validité.
Tant que cette loi n'est pas votée, la date exacte de bascule reste à confirmer. Si tu utilises encore des titres papier, rien ne change dans l'immédiat. La date parfois citée du "1er mars 2027" provient de communications d'émetteurs et ne correspond à aucun texte officiel en vigueur.
Une troisième échéance circule depuis, portée cette fois par la réforme d'ensemble du titre-restaurant : elle vise une dématérialisation totale en 2027. Elle n'est pas votée non plus, et la section suivante la détaille avec les trois autres changements qu'elle porte.
La réforme annoncée : quatre changements, aucun voté
Une réforme du titre-restaurant est en préparation, et elle touche quatre choses qui te concernent directement. Aucune n'est en vigueur : ce sont les orientations issues de plusieurs mois de consultations, et le ministère de l'Économie indique que le texte sera prochainement présenté devant le Parlement.
- La fin totale du papier en 2027 - la dématérialisation passerait à 100 %.
- L'usage élargi rendu permanent - pouvoir payer tout produit alimentaire, y compris non directement consommable, cesserait d'être une dérogation à durée limitée.
- Le dimanche ouvert à tous - l'usage dominical serait généralisé au lieu de dépendre d'une autorisation de ton employeur.
- Une durée de vie d'un an, non renouvelable - c'est le point qui te coûterait quelque chose : aujourd'hui tes titres restent utilisables en janvier et février de l'année suivante, et cette prolongation disparaîtrait.
Deux échéances circulent pour la fin du papier, et c'est normal : 2027 figure parmi les orientations de cette réforme, tandis qu'une proposition de loi distincte, déposée le 9 juin 2026, vise le 1er janvier 2028. Aucune des deux n'est votée à ce jour.
Ce que tu peux en faire aujourd'hui : rien, et c'est la bonne réponse. Tes titres 2026 suivent les règles décrites plus haut, la dérogation d'usage court jusqu'au 31 décembre 2026, et tes titres papier restent valables jusqu'à leur date de validité quelle que soit la date retenue pour la fin de leur émission.
Le ticket restaurant sur ta fiche de paie
Sur ta fiche de paie, le ticket restaurant apparaît dans la zone des retenues. Tu verras :
- La retenue salariale - C'est ta part (40 à 50 % de la valeur faciale), déduite de ton net à payer. Par exemple, pour un titre à 10 € avec 60 % de part patronale, tu vois une retenue de 4 € par titre
- Le nombre de titres - Correspond au nombre de jours travaillés dans le mois
La part employeur, elle, n'apparaît pas comme un revenu sur ta fiche de paie. C'est justement ce qui en fait un avantage : ce n'est pas du salaire, donc pas de cotisations ni d'impôt dessus.
Est-ce imposable ?
Non, tant que les deux conditions tiennent ensemble : la part de ton employeur ne dépasse pas 7,32 € par titre, et elle reste comprise entre 50 et 60 % de la valeur faciale. Dans ce cas, elle échappe à l'impôt sur le revenu comme aux cotisations sociales, et tu n'as rien à déclarer.
Si l'une des deux conditions saute, l'excédent est réintégré dans ton revenu imposable - et c'est ton employeur qui le déclare, pas toi. Tu le verrais apparaître sur ton net imposable, sans démarche de ta part.
Pour comprendre toutes les lignes de ton bulletin, consulte notre guide complet de la fiche de paie.
Tickets restaurant et télétravail
Ai-je droit aux tickets restaurant en télétravail ?
Oui, si les salariés en présentiel en bénéficient. La Cour de cassation l'a jugé le 8 octobre 2025, par deux arrêts publiés au bulletin : le placement en télétravail ne permet pas à l'employeur de supprimer cet avantage. Le télétravailleur « bénéficie des mêmes droits » que le salarié présent dans l'entreprise, et l'unique condition pour obtenir un titre est que le repas soit compris dans l'horaire de travail journalier - le lieu où il est pris n'entre pas dans cette condition.
Le point de comparaison reste ton entreprise, jamais le droit en général : ces arrêts interdisent de te retirer un avantage que tes collègues sur site conservent, ils n'en créent aucun. Si personne n'a de titres-restaurant chez toi, le télétravail n'y change rien.
Tu peux réclamer les titres non remis sur 3 ans
Si ton employeur t'a privé de titres-restaurant sur tes jours de télétravail, tu peux réclamer une indemnité correspondant à la participation employeur sur ces titres, sur les 3 dernières années - le délai de prescription des actions en paiement du salaire, à l'article L. 3245-1 du code du travail. Les titres restaurant en télétravail chiffrent ce rappel et détaillent la démarche.
La seule exception
Si ta journée de télétravail ne comporte pas de repas compris dans ton horaire de travail - une demi-journée, par exemple - le titre n'est pas dû pour ce jour-là. C'est la seule limite à retenir : ni le lieu de travail, ni le nombre de jours télétravaillés ne retirent le droit au titre.
Ticket restaurant vs prime de panier
Certaines entreprises remplacent les tickets restaurant par une indemnité de repas forfaitaire (prime de panier). Attention, le régime est différent : l'indemnité versée au salarié contraint de prendre son repas sur son lieu de travail est exonérée jusqu'à 7,50 € par jour en 2026 (barème URSSAF des frais professionnels), contre 7,32 € par titre pour la part employeur du titre-restaurant. Et le versement arrive directement sur ta paie, au lieu d'une carte ou d'un titre papier.
Sources
- Service-public.gouv.fr, fiche « Comment obtenir et utiliser des titres-restaurant ? », vérifiée le 8 juillet 2026 : le plafond de 25 € par jour, la part patronale entre 50 % et 60 %, les jours d'utilisation, la zone géographique, la durée de validité, et le télétravailleur cité parmi les bénéficiaires (page consultée le 20 août 2026).
- Service-public.gouv.fr (Entreprendre), « Titres-restaurant : augmentation du plafond d'exonération », publié le 7 janvier 2026 par la Direction de l'information légale et administrative : le passage de 7,26 € à 7,32 € par titre, et la fourchette de valeur faciale qui sature l'exonération (page consultée le 20 août 2026).
- Service-public.gouv.fr (Entreprendre), « Un salarié en télétravail doit-il bénéficier de titres-restaurant ? », publié le 16 octobre 2025 : le sens des deux arrêts du 8 octobre 2025, l'unique condition d'attribution, et le rappel possible sur les 3 dernières années (page consultée le 20 août 2026).
- economie.gouv.fr, « Ce qu'il faut savoir sur les titres-restaurant en tant que salarié », consultée le 17 septembre 2026 : les articles R3262-5, R3262-7, R3262-8, R3262-9 et R3262-11 du code du travail rattachés chacun à leur règle, le délai de quinze jours pour l'échange des titres papier, et les quatre orientations de la réforme annoncée.
- economie.gouv.fr, « Titres-restaurant : les 5 informations à connaître », consultée le 17 septembre 2026 : la valeur faciale fixée librement par l'employeur, la fourchette qui sature l'exonération, et le caractère facultatif du dispositif.
- URSSAF, « Les frais professionnels » : le plafond de 7,50 € par jour de l'indemnité de repas sur le lieu de travail, cité ici en comparaison (page consultée le 20 août 2026).
- Cour de cassation, chambre sociale, 8 octobre 2025, no 24-12.373 et no 24-10.566, publiés au bulletin.
- Textes appliqués : les articles R3262-5, R3262-7, R3262-8, R3262-9 et R3262-11 du code du travail, qui règlent respectivement l'échange des titres, l'attribution d'un titre par repas et leur caractère nominatif, l'usage le dimanche, la zone géographique et le remboursement au départ de l'entreprise ; l'article L. 1222-9 du code du travail, qui définit le télétravail ; l'article L. 3245-1 du code du travail, qui prescrit par trois ans l'action en paiement du salaire ; l'article 81, 19° du code général des impôts, base légale du plafond d'exonération ; et l'article R. 3262-46 du code du travail, qui sanctionne l'usage du titre hors des conditions.
Données indicatives basées sur les sources publiques. Les montants exacts varient selon ton entreprise et la valeur faciale de ton titre. Le calendrier de la fin du titre papier dépend d'une proposition de loi non votée à ce jour et reste à confirmer.