Quelle carte titre-restaurant choisir, et combien coûte-t-elle en 2026 ?
Données vérifiées le
Sur un titre à 9,40 € (la valeur moyenne en 2025), ton employeur en paie 4,70 € à 5,64 €, entièrement exonérés, et toi le reste, retenu sur ta paie. La carte elle-même ne te coûte rien : ses frais sont facturés à l'entreprise, sur devis, quel que soit l'émetteur. Ce qui change d'une marque à l'autre tient en trois choses : le support (carte, chèque, ou ta propre carte bancaire), l'application, et les commerces qui ont signé avec elle.
0 €
la carte, pour toi : les frais vont à l'employeur
3,76 € à 4,70 €
ta part par titre, retenue sur la paie
4,70 € à 5,64 €
la part de ton employeur par titre, exonérée
Ce que coûte un titre-restaurant, poste par poste
Sur un an de 220 jours travaillés, un titre par jour, valeur faciale de 9,40 €.
| Poste | Par an | Qui le fixe |
|---|---|---|
| Ta part, retenue sur la paie | 827 € à 1 034 € | Ton employeur, entre 40 % et 50 % du titre |
| La part de ton employeur | 1 034 € à 1 241 €, exonérés | Le code du travail : entre 50 % et 60 % du titre, exonérés jusqu'à 7,32 € par titre |
| Les frais de service de l'émetteur | Sur devis, facturés à l'employeur | Le contrat entre l'entreprise et l'émetteur : non réglementés |
| La carte (émission, remplacement) | Sur devis, facturée à l'employeur ; rien pour toi | Le même contrat |
Les deux premières lignes sont fixées par la loi et identiques chez tous les émetteurs. Les deux dernières sont commerciales : aucun des neuf sites consultés ne publie de grille de frais.
La part employeur doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur du titre pour être exonérée de cotisations, dans la limite de 7,32 € par titre en 2026 (service-public.gouv.fr, fiche F21059). Le montant moyen d'un titre s'établissait « autour de 9,40 € en 2025 » selon economie.gouv.fr ; la Commission nationale des titres-restaurant publiait 8,25 € pour 2022. Les commissions des émetteurs, elles, « relèvent de leur seule responsabilité » (CNTR, page employeur) : elles se négocient avec chaque entreprise selon le volume commandé. Le détail des seuils, la valeur faciale qui sature l'exonération et ce que tu gagnes selon la valeur de ton titre sont sur le guide du ticket restaurant 2026.
Neuf marques de titres-restaurant, et leur support
Par ordre alphabétique, sans classement. Ce qui distingue vraiment une marque d'une autre est le support du titre.
| Société | Marque du titre | Support émis |
|---|---|---|
| Benefiz | Benefiz | Dématérialisé : application mobile, au sein d'une plateforme d'avantages sociaux |
| Edenred | Ticket Restaurant | Carte et chèque papier ; applications Edenred+ et MyEdenred |
| Ekip | Ekip | Application ; carte physique optionnelle ; Apple Wallet et Google Wallet |
| May | May | Aucune carte dédiée : tu paies avec ta carte bancaire, l'application détecte le repas et te rembourse |
| Pluxee | Carte Pluxee Restaurant | Carte ; application Pluxee FR ; Apple Pay et Pluxee Pay |
| RestoFlash | RestoFlash | Aucune carte dédiée : tu paies avec ta carte bancaire, le solde de titres est débité par l'application ; compatible avec un reste en papier |
| Swile | Swile | Carte ; Swile App |
| Upcoop | UpDéjeuner | Carte et chèque papier ; application Upcoop |
| Worklife | Worklife | Carte ; application ; Apple Pay et Google Pay |
Support lu sur le site de chaque marque. Glady, ancienne marque de titres cadeaux et de titres-restaurant, est devenue Pluxee. La liste n'est pas exhaustive : la CNTR ne délivre aucun agrément aux émetteurs, elle contrôle leurs comptes et leurs remboursements.
Ce qui est identique quel que soit l'émetteur
Quatre règles viennent du code du travail et ne dépendent pas de la marque inscrite sur ta carte (fiche F21059) :
- 25 € par jour au maximum, quel que soit le nombre de titres que tu détiens. Avec une carte, le terminal refuse simplement le paiement au-delà.
- Du lundi au samedi, jamais le dimanche ni les jours fériés, sauf si tu es amené à travailler ces jours-là.
- Dans ton département et les départements limitrophes, sauf déplacement professionnel.
- Un titre par repas compris dans ton horaire de travail, et l'employeur en finance entre 50 % et 60 %.
Avec une carte ou une application, tu es débité de la somme exacte ; avec des titres papier, le commerçant n'a pas le droit de te rendre la monnaie. L'exonération de la part employeur, la valeur faciale idéale et ce que le titre te rapporte sur l'année sont détaillés sur le guide du ticket restaurant ; le relèvement du plafond au 1er janvier 2026 est dans le bulletin du plafond à 7,32 €.
Ce qui change vraiment d'une marque à l'autre
Le réseau : un agrément commun, une acceptation par marque
Un restaurant ou un commerce alimentaire doit d'abord obtenir l'agrément de la Commission nationale des titres-restaurant, qui compte « plus de 248 000 établissements agréés ». Ensuite, écrit la CNTR, « les émetteurs se rapprochent du commerçant nouvellement agréé pour l'acceptation de leur marque de titres-restaurant » (CNTR, page commerçant). Deux étapes, donc deux listes : l'agrément est le même pour tous, l'acceptation de chaque marque se signe une par une. C'est pour ça qu'un commerce peut prendre une carte et pas une autre, et que chaque émetteur annonce son propre nombre de commerces. Les commerçants ne sont d'ailleurs jamais obligés d'accepter les titres-restaurant, et chaque enseigne fixe sa liste de produits payables (fiche F21059). Avant de changer de restaurant, la géolocalisation de l'application de ta carte te dit qui accepte la tienne.
Le support : carte, chèque, ou ta propre carte bancaire
Trois familles coexistent en 2026. Les émetteurs historiques (Edenred, Upcoop) émettent encore du chèque papier à côté de la carte. La plupart des autres n'émettent qu'une carte, adossée à une application. Deux émetteurs (May, RestoFlash) ne délivrent aucune carte : tu paies avec ta carte bancaire habituelle, et l'application détecte le repas ou débite ton solde de titres. Le papier recule : la fin de son émission est annoncée mais aucun texte en vigueur ne la fixe encore, deux échéances circulent (2027 dans les orientations de la réforme, 2028 dans une proposition de loi de juin 2026). Le calendrier, ses textes et ce que ça change pour tes titres papier sont tenus à jour sur le guide du ticket restaurant.
L'application, et le complément au-delà de 25 €
Toutes les cartes se pilotent depuis une application : solde, historique, opposition, commerces autour de toi. Le paiement depuis le téléphone (Apple Pay, Google Pay ou l'équivalent maison) est proposé par la plupart des émetteurs, pas par tous : c'est un point à vérifier sur le site de la marque que ton employeur a retenue. Plusieurs émetteurs proposent aussi un complément bancaire : tu associes ta carte personnelle et, au-delà de 25 € dans la journée, le terminal prélève le reste dessus au lieu de refuser le paiement. Le plafond légal ne bouge pas, c'est seulement le passage en caisse qui ne s'interrompt plus.
Le prix : sur devis, partout
Aucun des neuf sites consultés ne publie de grille de frais. Sept renvoient à une demande de devis ou de démonstration, deux ouvrent un compte en ligne sans afficher de prix. Ce qui se négocie : les frais de service par commande ou par titre, le prix des cartes et de leur remplacement, les délais de chargement et de prélèvement. Si c'est toi qui choisis pour ton équipe, demande plusieurs devis à valeur faciale égale : la part employeur et l'exonération sont identiques partout, seule cette ligne de frais varie.
La carte titre-restaurant, concrètement
Une carte titre-restaurant est une carte à puce prépayée, rechargée par ton employeur à chaque commande, utilisable sur les mêmes terminaux qu'une carte bancaire (fiche F21059). Ce qu'elle change par rapport au carnet :
- Le montant exact est débité, au centime près. Avec le papier, pas de rendu de monnaie.
- Le plafond est géré pour toi : au-delà de 25 € dans la journée, ou un dimanche, le terminal refuse. Impossible de dépasser par erreur.
- Elle se bloque et se remplace depuis l'application ou le service client de l'émetteur ; un carnet perdu est perdu.
- Le solde se consulte gratuitement, dans l'application ou par SMS.
- Le paiement en ligne passe sur les enseignes affiliées, livraison de repas et courses comprises, dans la même limite journalière.
Deux limites restent. Quelques commerces n'acceptent que le papier ou les espèces, et rien ne les y oblige. Et en fin d'année, la règle diffère selon le support : les titres papier se périment au 31 janvier de l'année suivante, les titres dématérialisés au dernier jour de février, avec un échange possible pendant les quinze premiers jours de mars (CNTR, FAQ employeur) ; plusieurs émetteurs reportent le solde d'une carte automatiquement, vérifie ce que fait le tien.
Les noms que tu vas croiser, et ce qu'ils désignent
Le titre-restaurant se dit Ticket Restaurant, Chèque Déjeuner ou Pass Restaurant selon la marque, et la fiche F21059 les cite comme des synonymes. Ce que chaque nom recouvre en 2026 :
- Ticket Restaurant est la marque d'Edenred, qui se présente comme son créateur. Edenred+ n'est pas un autre titre : c'est la plateforme et l'application qui regroupent les avantages Edenred, dont le solde de la carte Ticket Restaurant.
- UpDéjeuner est le titre d'Upcoop, entreprise coopérative, héritier du Chèque Déjeuner.
- Pluxee Restaurant est le titre de Pluxee, l'ancienne activité titres de Sodexo ; Glady, marque de titres cadeaux, est devenue Pluxee.
- Swile, Worklife, Ekip, Benefiz proposent le titre sous leur propre nom, en carte et application. May et RestoFlash aussi, sans carte dédiée.
Un « Edenred contre Swile » n'oppose donc pas deux réseaux différents en droit ni deux régimes fiscaux : les deux émettent un titre soumis aux mêmes 25 € par jour et à la même exonération, et l'écart se joue sur le support, l'application et la liste des commerces qui ont signé avec chacun. Les marques sont citées ici à titre d'information, par ordre alphabétique dans le tableau ; toute entreprise citée peut demander une rectification, traitée sous 48 heures.