Quel salaire net au SMIC pour 28h par semaine ?
28h par semaine au SMIC, c'est 1 493,61 € brut et environ 1 182 € net par mois. Le tableau ci-dessous donne le même montant pour chaque durée, de 10h à 35h par semaine.
~422 €
net/mois pour 10h par semaine
~1 182 €
net/mois pour 28h par semaine
~1 478 €
net/mois pour 35h (temps plein)
Le SMIC net pour chaque durée hebdomadaire en 2026
Au SMIC horaire de 12,31 € brut, en vigueur depuis le 1er juin 2026
| Durée par semaine | Net mensuel estimé | Brut mensuel |
|---|---|---|
| 10 h | ~422 € | 533,43 € |
| 12 h | ~507 € | 640,12 € |
| 14 h | ~591 € | 746,81 € |
| 16 h | ~676 € | 853,49 € |
| 17,5 h (mi-temps) | ~739 € | 933,51 € |
| 18 h | ~760 € | 960,18 € |
| 20 h | ~845 € | 1 066,87 € |
| 22 h | ~929 € | 1 173,55 € |
| 24 h (minimum légal) | ~1 013 € | 1 280,24 € |
| 25 h | ~1 056 € | 1 333,58 € |
| 26 h | ~1 098 € | 1 386,93 € |
| 27 h | ~1 140 € | 1 440,27 € |
| 28 h | ~1 182 € | 1 493,61 € |
| 30 h | ~1 267 € | 1 600,30 € |
| 32 h | ~1 351 € | 1 706,99 € |
| 35 h (temps plein) | ~1 478 € | 1 867,02 € |
Net avant prélèvement à la source, statut non-cadre. Les cotisations salariales valent 20,84 % du brut, et ce taux est le MÊME à toutes ces durées : il ne bouge qu'au-delà du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois), qu'aucun temps partiel au SMIC n'atteint. Trois durées ont leur page dédiée, et leur ligne y renvoie.
Comment ce montant se calcule, et l'erreur à 4 centimes
Le SMIC horaire brut est de 12,31 € depuis le 1er juin 2026. Le taux horaire est le MÊME à temps partiel qu'à temps plein : ton employeur ne peut pas te payer moins de l'heure parce que tu travailles moins d'heures. Ce qui change est le nombre d'heures, rien d'autre.
Le brut mensuel se calcule en trois temps : durée hebdomadaire × 52 semaines / 12 mois pour obtenir les heures mensualisées, puis × 12,31 €. Pour 28h : 28 × 52 / 12 = 121,33 heures, puis 121,33 × 12,31 = 1 493,61 € brut.
Le piège est là, et il vaut 4 centimes. Beaucoup de calculateurs arrondissent d'abord les heures à 151,67 pour un temps plein, parce que c'est le nombre imprimé sur les fiches de paie. Multiplié par 12,31 €, il rend 1 867,06 € là où l'arrêté publie 1 867,02 €. Les montants de cette page ne sont pas arrondis avant la multiplication, et le temps plein y reproduit au centime le net publié par service-public.gouv.fr, 1 477,93 € net.
Une durée basse a une conséquence que presque aucun calculateur ne signale : sous environ 11,3 heures par semaine au SMIC, tu ne valides plus 4 trimestres de retraite dans l'année. Il faut 7 212 € brut sur l'année, et la validation dépend de ce que tu GAGNES, jamais du nombre d'heures travaillées. À 10h par semaine tu en valides 3, à 12h tu repasses au-dessus. C'est le seul seuil de cette page qui coupe la grille en deux.
Pour passer du brut au net, retire 20,84 % de cotisations salariales. Ce taux ne monte pas avec le salaire : il est identique de 10h à 35h par semaine, et identique pour un cadre à ce niveau de rémunération. Le net obtenu est celui d'avant prélèvement à la source.
Heures mensualisées et part d'un temps plein
Les deux nombres intermédiaires, si tu veux refaire le calcul toi-même
| Durée par semaine | Heures mensualisées | Part d'un temps plein |
|---|---|---|
| 10 h | 43,33 h | 28,6 % |
| 12 h | 52,00 h | 34,3 % |
| 14 h | 60,67 h | 40,0 % |
| 16 h | 69,33 h | 45,7 % |
| 17,5 h (mi-temps) | 75,83 h | 50,0 % |
| 18 h | 78,00 h | 51,4 % |
| 20 h | 86,67 h | 57,1 % |
| 22 h | 95,33 h | 62,9 % |
| 24 h (minimum légal) | 104,00 h | 68,6 % |
| 25 h | 108,33 h | 71,4 % |
| 26 h | 112,67 h | 74,3 % |
| 27 h | 117,00 h | 77,1 % |
| 28 h | 121,33 h | 80,0 % |
| 30 h | 130,00 h | 85,7 % |
| 32 h | 138,67 h | 91,4 % |
| 35 h (temps plein) | 151,67 h | 100,0 % |
Heures mensualisées = durée hebdomadaire × 52 / 12. C'est ce nombre qui figure sur ta fiche de paie, et c'est lui qui sert de base à la proratisation de tes primes et de ton ancienneté. La part d'un temps plein se calcule sur la durée légale de 35 heures.
Sous 24h par semaine, ton contrat doit entrer dans un cas prévu par la loi
C'est le point que la plupart des calculateurs en ligne omettent, et il concerne toutes les lignes du tableau sous 24h. L'article L3123-7 du Code du travail fixe une durée minimale de 24 heures par semaine pour un contrat à temps partiel du secteur privé, en CDI comme en CDD. Cette durée est le défaut : c'est d'abord ta convention ou ton accord de branche étendu qui fixe le plancher, et les 24 heures ne s'appliquent qu'en l'absence de précision de leur part (service-public.gouv.fr, fiche F1915).
Un contrat de 10h, 14h, 17h30 ou 22h par semaine dans le privé est donc sous le plancher par défaut. Il reste parfaitement possible, dans l'un de ces cas :
- Tu le demandes pour des contraintes personnelles : raisons de santé ou familiales, notamment. Ta demande doit être écrite et motivée.
- Tu le demandes pour cumuler plusieurs activités : c'est un cas distinct du précédent, et il vise à t'amener à une durée globale correspondant à un temps plein, ou au moins à la durée minimale.
- Ton CDD ne dépasse pas 7 jours.
- Tu remplaces un salarié absent, quelle que soit la raison de son absence.
- Tu poursuis tes études et tu as moins de 26 ans. La demande vient aussi de toi.
- Tu es employé directement par un particulier : aucune durée hebdomadaire minimale ne s'applique.
Et voici ce que presque personne n'écrit : dans les trois cas où la dérogation vient de TA demande, ton employeur n'est pas obligé de l'accepter. La fiche le répète à chacun des trois. Une demande écrite et motivée ouvre la possibilité, elle ne crée pas un droit.
Deux contrats vont dans l'autre sens et ont leur propre plancher, plus haut que ta ligne si tu es en dessous : le contrat d'insertion (CDDI) et le contrat d'insertion par l'activité économique (IAE) exigent tous deux au moins 20 heures par semaine.
Hors de ces cas, un employeur ne peut pas te proposer un contrat privé sous le plancher applicable. Tu peux en demander la requalification, avec rappel de salaire. Dans la fonction publique, la logique est tout autre : le temps partiel s'organise par quotités (50 %, 60 %, 70 %, 80 %, 90 %), sans plancher de 24h, et la rémunération suit une grille indiciaire plutôt que le SMIC.
Le cas du mi-temps : 17h30, et pourquoi ce n'est pas 28h
Un mi-temps est un cas précis de temps partiel : exactement la moitié d'un temps plein, soit 17h30 par semaine et 75,83 heures mensualisées. Au SMIC, cela donne 933,51 € brut et environ 739 € net par mois, soit très exactement la moitié du SMIC temps plein (1 867,02 € brut, 1 477,93 € net).
La confusion est fréquente et elle coûte cher dans les deux sens : tout mi-temps est un temps partiel, mais l'inverse est faux. Un contrat de 28h est un temps partiel à 80 % d'un temps plein, pas un mi-temps, et il rapporte 443 € net de plus par mois. Un contrat de 24h, le minimum légal, n'est pas un mi-temps non plus.
Le mi-temps strict a une conséquence directe : à 17h30, il est sous le plancher de 24h, donc il doit entrer dans l'un des cas ci-dessus. C'est d'ailleurs la raison qui rend légal un mi-temps choisi pour cumuler deux employeurs.
À ces durées, tu as presque toujours droit à la prime d'activité
Toutes les lignes du tableau restent loin sous le plafond de ressources de la prime d'activité. Si tu vis seul, sans enfant et sans autre ressource, le droit est ouvert à chacune de ces durées.
La CAF combine un montant forfaitaire (638,28 € pour une personne seule), 59,85 % de tes revenus d'activité et une bonification individuelle, puis retire tes ressources et un forfait logement si tu perçois une aide au logement. Le montant baisse à mesure que ton salaire monte : il est plus élevé à 17h30 qu'à 28h, ce qui amortit une partie de l'écart entre les deux lignes du tableau.
Détail utile et contre-intuitif : la bonification individuelle ne démarre qu'à 726,29 € de salaire moyen. En dessous de cette durée, la prime vient presque entièrement du forfait, et travailler une heure de plus n'augmente pas la bonification. Le simulateur de prime d'activité chiffre ton cas selon ton foyer, ton logement et ton salaire réel, et donne la durée à partir de laquelle le droit s'arrête.
Ce qu'un temps partiel au SMIC change à tes droits, et ce qu'il ne change pas
Congés, retraite, chômage : l'effet réel d'une durée réduite
| Droit | Effet d'un temps partiel au SMIC |
|---|---|
| Congés payés | Identiques au temps plein : 2,5 jours ouvrables par mois, soit 5 semaines par an, quelle que soit ta durée. Seule l'indemnité est plus faible, puisqu'elle se calcule sur ton salaire. |
| Retraite (trimestres) | Il faut 7 212 € brut sur l'année pour valider 4 trimestres, soit 600 fois le SMIC horaire du 1er janvier. C'est atteint à partir d'environ 11,3 h par semaine au SMIC. En dessous, tu en valides moins : à 10h par semaine (6 401 € brut par an), tu valides 3 trimestres sur 4. |
| Chômage | Mêmes conditions d'ouverture de droits qu'à temps plein, mais l'allocation se calcule sur ton salaire réel : elle est proportionnellement plus faible. |
| Mutuelle d'entreprise | Maintien obligatoire de la complémentaire santé collective, quelle que soit ta durée de travail. |
| Heures complémentaires | Les heures faites au-delà de ta durée contractuelle sont majorées de 10 % jusqu'au dixième de ton contrat, puis de 25 %. Leur volume est plafonné au dixième de ta durée, sauf si un accord le porte au tiers. |
Validation des trimestres : 150 fois le SMIC horaire du 1er janvier par trimestre, 600 fois pour l'année. Le SMIC du 1er janvier (12,02 €) n'est pas celui en vigueur aujourd'hui (12,31 €) : plusieurs règles du droit social restent assises sur le premier toute l'année.
Cumuler deux contrats pour atteindre la durée que tu veux
Une durée courte laisse de la place pour un second emploi, et c'est même l'un des cas qui rendent légal un contrat sous 24h : tu peux demander par écrit une durée réduite pour cumuler plusieurs employeurs et atteindre le volume qui te convient.
La loi impose bien une durée maximale de travail, tous employeurs confondus, mais deux contrats courts en restent très loin : un 28h plus un 10h totalisent 38 heures, moins qu'un temps plein majoré de quelques heures supplémentaires. Tu dois informer chaque employeur de tes autres contrats, et une clause d'exclusivité ne peut pas t'interdire de cumuler si elle n'est ni justifiée ni proportionnée.
L'autre voie est l'heure complémentaire, et elle se paie plus cher que ton taux habituel. La majoration se fait en deux tranches : 10 % pour chaque heure accomplie dans la limite du dixième de la durée inscrite à ton contrat, puis 25 % au-delà de ce dixième. Au SMIC, une heure complémentaire à 10 % vaut 13,54 €, et à 25 % elle vaut 15,39 €.
Le VOLUME, lui, est plafonné au dixième de ta durée contractuelle. L'exemple que donne la fiche officielle est parlant : un contrat de 30 heures ouvre 3 heures complémentaires au maximum. Un accord ou une convention peut porter ce plafond au tiers, soit 10 heures pour ce même contrat de 30 heures, et peut aussi fixer un taux de majoration différent des deux ci-dessus : ces deux taux sont le défaut, pas une règle intangible. Regarde ta convention avant de compter.
Et tu as le droit de refuser, dans deux cas précis : si tu es prévenu moins de 3 jours avant la date prévue, ou si ces heures dépassent les limites inscrites à ton contrat. Dans ces deux cas, ton refus n'est ni une faute ni un motif de licenciement. En dehors d'eux, l'inverse est vrai et il vaut la peine de le savoir : prévenu au moins 3 jours avant et dans les limites de ton contrat, un refus est une faute qui peut justifier une sanction disciplinaire, voire un licenciement (service-public.gouv.fr, fiche F32428).
Le calculateur d'heures complémentaires chiffre ce que chacune te rapporte à ta durée, et le point sur leur majoration en 2026 reprend les deux tranches en détail.
Temps partiel choisi ou subi : la distinction a un effet concret
Un temps partiel choisi, c'est toi qui le demandes : contraintes personnelles, autre activité, études. Un temps partiel subi, c'est quand tu voudrais travailler plus et que ton employeur ne te le propose pas. C'est le cas le plus fréquent aux durées basses du tableau.
La différence n'est pas qu'un mot. En temps partiel subi, tu es prioritaire pour récupérer un poste à temps plein qui se libère dans ton entreprise : l'employeur doit te proposer les postes disponibles correspondant à ta qualification. Le temps partiel subi alimente aussi les statistiques du sous-emploi suivies par l'INSEE, distinctes du chômage.
Le SMIC, lui, est revalorisé au moins chaque 1er janvier, et en cours d'année dès que l'inflation franchit un seuil. La dernière hausse date du 1er juin 2026 : ce qu'elle a changé, ligne par ligne.
Ton taux horaire dépasse le SMIC ? Calcule ton net exact
Ce tableau donne le net AU SMIC. Si tu es payé au-dessus, si tu es cadre, ou si tu relèves de la fonction publique, le simulateur temps partiel prend ton taux horaire réel et ta durée exacte. Gratuit, sans inscription, résultat immédiat.