Salaire temps partiel fonction publique 2026 : calcul net
À 80 %, tu touches 6/7 de ton traitement plein, pas 80 % : sur 2 200 € brut, ça fait 1 885,71 € brut et 1 496,69 € net avant impôt pour un titulaire. À 90 %, c'est 32/35. Les quotités 50, 60 et 70 % suivent un prorata strict. Et si tu surcotises pour ta retraite, ta retenue pour pension passe de 11,10 % du traitement perçu à 16,68 % du traitement plein.
6/7
du traitement plein versé à 80 %, soit 85,7 %
32/35
du traitement plein versé à 90 %, soit 91,4 %
+ 157,65 €
de retenue en plus chaque mois si tu surcotises à 80 % (traitement plein 2 200 €)
Ce que chaque quotité te verse
Pour un traitement plein de 2 200 € brut par mois, hors NBI et primes. Net avant impôt d'un titulaire.
| Quotité | Brut mensuel | Net avant impôt |
|---|---|---|
| 50 % | 1 100,00 € | 873,07 € |
| 60 % | 1 320,00 € | 1 047,68 € |
| 70 % | 1 540,00 € | 1 222,29 € |
| 80 % | 1 885,71 € | 1 496,69 € |
| 90 % | 2 011,43 € | 1 596,47 € |
| 100 % (temps plein) | 2 200,00 € | 1 746,13 € |
Net = brut moins la retenue pour pension (11,10 % du traitement) et la CSG-CRDS (9,70 % sur 98,25 % du brut), les deux seules retenues d'un titulaire sans prime. Un contractuel de droit public cotise au régime général et à l'IRCANTEC : 1 514,79 € net à 80 %, un peu plus qu'un titulaire.
Pourquoi 80 % est payé 85,7 %
La règle est la même dans les trois versants, État, territoriale et hospitalière, et pour le temps partiel de droit comme sur autorisation. Le guide de la DGAFP sur le temps partiel des agents publics (novembre 2025) l'écrit en une phrase : « les quotités de 80 % et 90 % sont rémunérées respectivement 6/7e (85,7 %) et 32/35e (91,4 %) de la rémunération d'un agent à temps plein ». La fiche F486 de service-public.gouv.fr, « Travail à temps partiel d'un fonctionnaire », donne les mêmes fractions versant par versant. La règle est à l'article L612-5 du Code général de la fonction publique, et le ministre l'a expliquée dans une réponse à une question écrite publiée au Journal officiel du 10 juin 2025 : dans un service qui tourne cinq jours sur sept, un 80 % est une absence d'un jour par semaine, soit 1/7 ; la paie suit ce septième, pas le cinquième. Le législateur l'a voulu comme une incitation réservée aux quotités de 80 et 90 %, pour limiter le coût d'un temps partiel pris pour concilier vie professionnelle et vie familiale, et il « n'est pas envisagé » de la modifier. Les textes d'application sont le décret n° 82-624 du 20 juillet 1982 pour l'État, le décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 pour la territoriale et le décret n° 82-1003 du 23 novembre 1982 pour l'hospitalière.
Sur quoi porte la fraction : sur le traitement indiciaire, la nouvelle bonification indiciaire, l'indemnité de résidence et « les primes et indemnités de toute nature » liées à ton grade ou à ton emploi. Autrement dit, ton bulletin entier est calculé à 6/7 quand tu es à 80 %, primes comprises. Une exception vers le haut : le supplément familial de traitement est proratisé mais ne peut pas descendre sous le minimum versé à un agent à temps plein qui a le même nombre d'enfants.
Ce que ça change par rapport au privé : un salarié du privé à 80 % sur 2 200 € touche 1 760 € brut, un prorata strict, soit 1 393,21 € net avant impôt pour un non-cadre. Le 6/7 vaut donc 125,71 € brut de plus par mois pour l'agent public, avant même l'écart de cotisations. Le calcul du privé est celui du simulateur de salaire à temps partiel, qui applique aussi le 6/7 et le 32/35 dès que tu choisis le statut fonction publique.
Enseignants à quotité aménagée : quand ton service est arrondi au-dessus de 80 % (par exemple 15 heures sur 18, soit 83,33 %), la fraction versée suit une formule de lissage propre à l'Éducation nationale, quotité × 4/7 + 40, qui donne ici 87,6 % (guide DGAFP, partie 3). Un service arrondi en dessous de 80 % perd le 6/7.
Surcotisation retraite : ce que ça te coûte, par quotité
Taux au 1er janvier 2026, identiques pour la pension civile (État) et la CNRACL (territoriale, hospitalière), appliqués au traitement PLEIN, NBI comprise. Surcoût calculé sur 2 200 € de traitement plein.
| Quotité | Retenue pension avec surcotisation | En plus chaque mois (sur 2 200 €) | Durée maximale |
|---|---|---|---|
| 50 % | 25,05 % | 429,00 € | 2 ans |
| 60 % | 22,26 % | 343,20 € | 2 ans et 6 mois |
| 70 % | 19,47 % | 257,40 € | 3 ans et 4 mois |
| 80 % | 16,68 % | 157,65 € | 5 ans |
| 90 % | 13,89 % | 82,31 € | 10 ans |
Sans surcotisation, la retenue pour pension est de 11,10 % du traitement PERÇU : 209,31 € à 80 % sur 2 200 €. Avec, elle devient 16,68 % du traitement PLEIN, soit 366,96 €. La durée maximale est celle qui permet de gagner 4 trimestres, le plafond de toute une carrière.
Surcotiser, ou pas : ce que ça achète, et pour combien
À temps partiel, ta retraite de fonctionnaire compte deux durées et le temps partiel ne touche qu'une seule des deux. La durée d'assurance, celle qui décide de la décote, compte tes années à temps partiel comme du temps plein : un 80 % ne te fait perdre aucun trimestre de ce côté. La durée de services, celle qui fixe le taux de ta pension (75 % pour 172 trimestres si tu es né à partir de 1965), est comptée au prorata : une année à 80 % vaut 3,2 trimestres, une année à mi-temps en vaut 2 (guide DGAFP, partie 5).
Surcotiser, c'est payer la retenue pour pension sur le traitement que tu ne perçois pas, pour que ces années comptent à temps plein dans la durée de services. Le Service des Retraites de l'État publie le taux de surcotisation par quotité dans sa fiche « Mes cotisations », et la CNRACL publie les mêmes taux pour la territoriale et l'hospitalière : c'est la grille ci-dessus. Le gain est plafonné à 4 trimestres sur toute ta carrière (8 si tu as une incapacité permanente d'au moins 80 %, et dans ce cas le taux reste celui du droit commun), d'où la durée maximale par quotité. La formule est à l'article D5 du Code des pensions civiles et militaires de retraite : ta part de 11,10 % sur la quotité travaillée, plus 80 % de la somme de ta part et de la contribution employeur sur la quotité non travaillée. C'est pour ça que la surcotisation est chère : tu paies aussi l'essentiel de la part de l'employeur, et elle monte chaque année avec la contribution employeur. Si ta demande de surcotisation date d'avant le 2 février 2024, tu gardes les anciens taux jusqu'à ton prochain renouvellement (décret n° 2024-49 du 30 janvier 2024, article 5).
Ce que ça rapporte, en ordre de grandeur. 4 trimestres sur 172 ajoutent 75 % × 4/172, soit 1,74 % de ton dernier traitement, à ta pension brute : 43,60 € par mois pour un traitement de fin de carrière de 2 500 €. À 80 % sur 2 200 €, les 4 trimestres coûtent 157,65 € par mois pendant 5 ans, soit 9 459 € : il faut environ 18 ans de retraite pour rentrer dans tes frais, hors revalorisations et hors prélèvements sur la pension. Ce n'est pas un placement ; c'est une option qui a du sens si ces trimestres te séparent d'un taux plein, ou si ton traitement de fin de carrière sera bien plus élevé que celui sur lequel tu surcotises aujourd'hui.
Quand et comment. La demande de surcotisation se fait en même temps que la demande de temps partiel ou à son renouvellement, et elle vaut pour toute la période autorisée : pas de retour en arrière en cours d'année. En cas de reconduction tacite, elle se redemande avant la fin de la période précédemment autorisée. Sur ta fiche de paie, c'est la ligne de la retenue pour pension (pension civile pour l'État, CNRACL pour la territoriale et l'hospitalière) qui porte le taux majoré, calculé sur le traitement plein.
Deux cas où tu ne surcotises pas. Le temps partiel de droit pris pour élever un enfant né ou adopté depuis 2004 est compté gratuitement comme du temps plein, dans la limite de 3 ans par enfant : rien à payer. Et un contractuel ne surcotise pas, parce qu'il relève du régime général : un trimestre s'y valide avec 150 heures payées au SMIC, donc quatre trimestres par an restent acquis à temps partiel ; ce qui bouge pour lui, c'est la moyenne des 25 meilleures années.
Qui peut passer à temps partiel, à quelle quotité, et pour combien de temps
De droit, accordé automatiquement : pour élever un enfant de moins de 3 ans (ou adopté depuis moins de 3 ans), pour donner des soins à un proche, ou si tu es en situation de handicap. Quotités : 50, 60, 70 ou 80 %, pas 90.
Sur autorisation, pour convenances personnelles : quotités 50 à 90 %. L'administration y fait droit « dans la mesure où elle est compatible avec l'organisation du service » ; elle peut proposer une quotité moindre ou refuser, et un refus se motive. Le temps partiel pour créer ou reprendre une entreprise est de cette famille, pour trois ans au plus, renouvelables un an.
Durée. L'autorisation vaut de six mois à un an (une année scolaire pour les enseignants), reconduite tacitement deux fois dans la limite de trois ans ; au-delà, il faut une demande expresse, sans limite de renouvellements. La quotité est fixe pour la période, sauf accord des deux côtés pour la changer. Pour un contractuel en CDD, l'autorisation ne dépasse pas la durée du contrat restant à courir.
Carrière. Les périodes à temps partiel comptent comme du temps plein pour l'avancement d'échelon, l'avancement de grade et la promotion, et tu gardes les mêmes droits à la formation qu'un agent à temps plein. Seul un stagiaire voit son stage allongé à due proportion.
Titulaire ou contractuel, même fraction. Le guide DGAFP s'applique aux fonctionnaires des trois versants et aux contractuels de droit public (décrets n° 86-83, 88-145 et 91-155) : le 6/7 et le 32/35 valent pour les deux. Ce qui change est le net, par les retenues : pension civile ou CNRACL à 11,10 % pour un titulaire, vieillesse du régime général et IRCANTEC pour un contractuel. À 80 % sur 2 200 €, ça donne 1 496,69 € net pour le premier et 1 514,79 € pour le second, avant impôt.
Calcule ton net à 80 % ou 90 %
Saisis ton traitement plein, choisis le statut fonction publique et ta quotité : le simulateur applique le 6/7 et le 32/35, puis rend ton net avant et après impôt.