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ARCE ou ARE en 2026 : laquelle des deux te rapporte le plus ?

Les deux voies plafonnent à la même part de tes droits restants, 60 %. Le versement mensuel te les rend en entier (fiche F38881) ; le capital t'en verse 58,2 %, une déduction de 3 % pour les retraites complémentaires étant retirée au passage (fiche F15252, vérifiée le 13 août 2026). L'écart est de 1,8 point de tes droits, et il joue toujours dans le même sens : le capital ne rapporte jamais plus, il rapporte plus tôt.

58,2 %

de tes droits restants, c'est ce que le capital te verse

Contre 60 % au maximum pour le versement mensuel

Ce qui sépare les deux voies est la date, pas le montant

Les trois chiffres qui décident, et aucun ne dépend de la taille de tes droits.

29,1 %

de tes droits, versés dès le démarrage de l'activité

2,5 fois

plus long pour le mensuel si tu déclares autant que ton allocation

0 €

ce que le mensuel verse le mois où tu déclares 1,67 fois ton allocation

Ce que chaque voie te verse, selon tes droits restants

Ton reliquat est le nombre de jours de droits qu'il te reste multiplié par ton allocation journalière. Les deux se lisent sur ta notification France Travail.

Ce que chaque voie te verse, selon tes droits restants
Tes droits restantsLe capital, netLe mensuel, au plusLe capital, au démarrage
6 000 €3 492 €3 600 €1 746 €
9 000 €5 238 €5 400 €2 619 €
12 000 €6 984 €7 200 €3 492 €
15 000 €8 730 €9 000 €4 365 €
20 000 €11 640 €12 000 €5 820 €
25 000 €14 550 €15 000 €7 275 €
30 000 €17 460 €18 000 €8 730 €

Le capital vaut 60 % des droits restants, moins une déduction de 3 % pour le financement des retraites complémentaires (fiche F15252, vérifiée le 13 août 2026). Le versement mensuel est plafonné au même total de 60 % du reliquat pour une fin de contrat à compter du 1er avril 2025 (fiche F38881).

Le capital ne rapporte jamais plus, il rapporte plus tôt

Le rapport entre les deux voies est de 97 %, et il ne bouge pas : que tes droits restants valent 6 000 € ou 30 000 €, le capital te rend toujours la même fraction de ce que le mensuel te rendrait au bout. Ce qui manque est exactement la retenue de 3 %, et rien d'autre.

Ce que le capital achète est donc du temps. La moitié tombe quand l'activité débute, soit 29,1 % de tes droits, et le versement mensuel met 48,5 % de son propre parcours à verser autant. L'autre moitié arrive 6 mois plus tard. Pour égaler le capital ENTIER, il faut au mensuel 97 % de son parcours : il ne le dépasse donc qu'au tout dernier moment, quelle que soit sa vitesse.

Ce parcours a une longueur, et c'est le second chiffre dont tu as besoin. Sans rien déclarer, le versement mensuel consomme 60 % de tes jours de droits avant de s'arrêter, soit 6 mois pour 300 jours restants. Chaque euro que tu déclares l'allonge, et la grille ci-dessous dit de combien.

Une conséquence que personne ne dit à voix haute : si ton activité s'installe et que tu ne redeviens jamais demandeur d'emploi, la différence entre les deux voies se réduit à 1,8 point de tes droits et à la date des versements. Le reste du choix se joue ailleurs, sur ce que le capital te retire.

Ce que tu déclares décide de la vitesse, jamais du total

Le versement mensuel s'arrête au même plafond quoi qu'il arrive. Ce que tes rémunérations déplacent est le temps qu'il met à y arriver.

Ce que tu déclares décide de la vitesse, jamais du total
Ce que tu déclares dans le moisJours indemnisés sur 30Durée du parcours
Rien du tout30la référence
La moitié de ton allocation211,4 fois plus long
Autant que ton allocation122,5 fois plus long
Une fois et demie ton allocation310,0 fois plus long
1,67 fois ton allocation ou plus0il ne verse plus rien

Le nombre de jours indemnisés d'un mois est l'allocation mensuelle moins 60 % des rémunérations déclarées, divisé par l'allocation journalière, arrondi à l'entier le plus proche (fiche F38881). Les jours non indemnisés reculent d'autant la fin de l'indemnisation.

Les 40 % qui restent, et ce qu'ils coûtent à récupérer

Les deux voies laissent 40 % de tes droits non versés, et c'est là que la comparaison bascule : elles ne les rendent pas aux mêmes conditions.

Après un versement mensuel arrivé à son plafond, la reprise des droits restants est ouverte dès que l'activité non salariée a cessé, ou après accord de France Travail (fiche F38881). Aucun délai n'est posé, et la seconde branche n'exige même pas d'arrêter l'activité.

Après un capital, il faut se réinscrire comme demandeur d'emploi, et le paiement ne reprend pas tout de suite : il est différé du nombre d'allocations que couvrait ton second versement (fiche F15252). Ce second versement valant 29,1 % de tes droits, le délai vaut la même part de tes jours : sur 300 jours de droits restants, environ 87 jours d'attente. La fiche donne son propre cas, un second versement couvrant trois mois d'allocations journalières qui décale la reprise de trois mois.

Deux voies, la même part non versée, et d'un côté une porte ouverte sans délai, de l'autre une réinscription suivie d'une attente proportionnelle à ce qu'on vient de toucher. C'est le point à mettre en face des 29,1 % reçus au démarrage, parce qu'il se paie au moment exact où l'on a de nouveau besoin d'un revenu.

Tu ne connais pas encore tes jours de droits

Les deux colonnes de la table partent de ton reliquat, donc de la durée qu'il te reste. Le calculateur la dérive de tes mois travaillés et de ta tranche d'âge, de 6 à 36 mois d'emploi.

Si ton contrat de travail a pris fin avant le 1er avril 2025

Tout ce qui précède repose sur un plafond qui n'existe que dans le régime en vigueur depuis le 1er avril 2025. La fiche qui décrit l'ancien (fiche F14860) ne pose AUCUN plafond de reliquat : le versement mensuel peut y rendre la totalité de tes droits, et non 60 %.

L'arbitrage change alors de nature. Le capital reste à 58,2 % de tes droits, et il n'est plus en face de 60 % mais de la totalité : il te coûte 41,8 points de tes droits au lieu de 1,8. Ce n'est plus un arbitrage de calendrier, c'est un arbitrage entre tout, étalé, et un peu plus de la moitié, tout de suite.

Ce qui décide du régime est la date de fin de ton contrat de travail, jamais la date du jour ni celle de la création de ton entreprise. Le taux retranché de l'allocation change lui aussi, et ce que le mois te laisse dans chacun des deux régimes est chiffré ligne à ligne sur la page du cumul.

Ce qu'il faut réunir pour que le capital te soit ouvert

Le versement mensuel ne demande rien de plus que ton droit à l'allocation et ta déclaration d'activité à l'actualisation. Le capital, lui, pose trois conditions cumulatives : avoir créé ou repris l'entreprise en France après la fin de ton contrat de travail, bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi, et bénéficier de l'aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise auprès de l'Urssaf (fiche F15252).

Le second versement, 6 mois après le premier, en ajoute deux autres : démontrer que l'activité non salariée existe toujours, et ne pas exercer un emploi en contrat à durée indéterminée à temps plein. France Travail le vérifie aussi par tes déclarations sociales. Cette seconde condition cesse de s'appliquer aux créateurs et repreneurs d'une société coopérative qui y travaillent à temps plein, à partir du 1er septembre 2026.

Et l'autre moitié du calcul, c'est ton allocation

Ton reliquat est le produit de deux chiffres. Le second est ton allocation journalière, que le calculateur dérive de ton ancien salaire, de 1 000 à 4 000 € net par mois. Gratuit, sans inscription, résultat immédiat.