Quel salaire minimum pour ton coefficient en clinique privée en 2026 ?
En dessous de 258 points, la réponse est la même pour tout le monde : 1 867,02 € brut par mois pour un temps complet, soit 1 477,93 € net avant impôt sur le revenu, parce que le calcul de la convention tombe sous le SMIC et que c'est le plus favorable qui s'applique. À partir de 258 points, ton minimum se calcule en multipliant ton coefficient par la valeur du point, 7,26 € : 2 054,58 € au coefficient 283. C'est la convention du 18 avril 2002, celle de l'hospitalisation privée à but lucratif (IDCC 2264). Tu peux passer ce brut en net ou voir les salaires réels des métiers du soin.
1 867,02 €
Du coefficient 176 au 257, le même montant pour tous
1 873,08 €
Coefficient 258, la convention reprend la main
2 178,00 €
Coefficient 300, premier niveau cadre
5 771,70 €
Coefficient 795, le plus haut de la convention
Trouve ton coefficient, lis ton minimum
Minimum mensuel brut 2026, temps complet de 151,67 heures - valable dans les deux secteurs de la convention
| Coefficient | Minimum mensuel brut | Net par mois |
|---|---|---|
| 176 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 180 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 183 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 188 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 193 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 198 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 220 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 230 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 236 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 237 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 241 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 242 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 245 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 246 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 248 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 252 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 254 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 255 | 1 867,02 € | 1 477,93 € |
| 267 | 1 938,42 € | 1 534,45 € |
| 270 | 1 960,20 € | 1 551,69 € |
| 271 | 1 967,46 € | 1 557,44 € |
| 275 | 1 996,50 € | 1 580,42 € |
| 279 | 2 025,54 € | 1 603,41 € |
| 280 | 2 032,80 € | 1 609,16 € |
| 283 | 2 054,58 € | 1 626,40 € |
| 284 | 2 061,84 € | 1 632,15 € |
| 288 | 2 090,88 € | 1 655,14 € |
| 293 | 2 127,18 € | 1 683,87 € |
| 295 | 2 141,70 € | 1 695,36 € |
| 299 | 2 170,74 € | 1 718,35 € |
| 300 | 2 178,00 € | 1 724,10 € |
| 306 | 2 221,56 € | 1 758,58 € |
| 310 | 2 250,60 € | 1 781,57 € |
| 320 | 2 323,20 € | 1 839,04 € |
| 324 | 2 352,24 € | 1 862,03 € |
| 340 | 2 468,40 € | 1 953,98 € |
| 350 | 2 541,00 € | 2 011,45 € |
| 379 | 2 751,54 € | 2 178,11 € |
| 380 | 2 758,80 € | 2 183,86 € |
| 409 | 2 969,34 € | 2 350,52 € |
| 420 | 3 049,20 € | 2 413,74 € |
| 424 | 3 078,24 € | 2 436,73 € |
| 425 | 3 085,50 € | 2 442,47 € |
| 426 | 3 092,76 € | 2 448,22 € |
| 454 | 3 296,04 € | 2 609,14 € |
| 456 | 3 310,56 € | 2 620,63 € |
| 465 | 3 375,90 € | 2 672,35 € |
| 475 | 3 448,50 € | 2 729,82 € |
| 499 | 3 622,74 € | 2 867,75 € |
| 500 | 3 630,00 € | 2 873,50 € |
| 524 | 3 804,24 € | 3 011,43 € |
| 525 | 3 811,50 € | 3 017,17 € |
| 530 | 3 847,80 € | 3 045,91 € |
| 554 | 4 022,04 € | 3 178,41 € |
| 555 | 4 029,30 € | 3 184,23 € |
| 556 | 4 036,56 € | 3 190,06 € |
| 590 | 4 283,40 € | 3 388,04 € |
| 621 | 4 508,46 € | 3 568,56 € |
| 710 | 5 154,60 € | 4 086,83 € |
| 745 | 5 408,70 € | 4 290,65 € |
| 760 | 5 517,60 € | 4 377,99 € |
| 795 | 5 771,70 € | 4 581,81 € |
Le net affiché est un net AVANT impôt sur le revenu, pour un salarié non cadre : depuis la fusion des régimes complémentaires, le taux de cotisation dépend du niveau de salaire et non du statut, et la seule cotisation propre au cadre est l'APEC, à 0,024 %. Tant que la colonne du brut affiche 1 867,02 €, c'est le SMIC que tu touches et non le calcul de la convention : ton coefficient n'a alors aucun effet sur ta paie de base. Ton coefficient n'est pas dans la liste ? Le calcul est le même pour tous : multiplie-le par 7,26 €, et si le résultat passe sous 1 867,02 € c'est le SMIC que ton employeur doit verser. Montants pour un temps complet ; à temps partiel, ils sont proratisés sur tes heures réelles. Ce montant ne dépend que de ton coefficient : la convention publie six grilles, et un même coefficient y vaut partout la même chose. Source : ministère du Travail, Code du travail numérique, convention collective nationale de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264).
Où tombe ton emploi dans la classification
Les six grilles de la convention, et les coefficients que chacune couvre
| Secteur et filière | Coefficients | Minimum mensuel brut |
|---|---|---|
| Hors médico-social - employés | 176 à 198 | 1 867,02 € |
| Hors médico-social - agents de maîtrise, filière administrative, services généraux, technique et hygiène | 220 à 280 | 1 867,02 € à 2 032,80 € |
| Hors médico-social - agents de maîtrise, filière soignante et concourant aux soins | 246 à 293 | 1 867,02 € à 2 127,18 € |
| Hors médico-social - cadres, filières administratives, services généraux et soignante | 300 à 525 | 2 178,00 € à 3 811,50 € |
| Hors médico-social - professions de santé : médecins, pharmaciens, sages-femmes | 320 à 760 | 2 323,20 € à 5 517,60 € |
| Médico-social - employés, filière hébergement et vie sociale, administratif et technique | 236 à 237 | 1 867,02 € |
| Médico-social - employés, filière personnel soignant | 241 à 252 | 1 867,02 € |
| Médico-social - agents de maîtrise, filière hébergement, administratif et technique | 241 à 299 | 1 867,02 € à 2 170,74 € |
| Médico-social - agents de maîtrise, filière personnel soignant | 279 à 324 | 2 025,54 € à 2 352,24 € |
| Médico-social - cadres, filières hébergement, administratif et soignant | 340 à 555 | 2 468,40 € à 4 029,30 € |
| Médico-social - pharmaciens et médecins, grille spécifique | 426 à 795 | 3 092,76 € à 5 771,70 € |
Le secteur médico-social couvre l'hébergement, la vie sociale et le soin en établissement médicalisé ; tout le reste relève de l'autre colonne. Ces deux secteurs vivent dans la MÊME convention : ils ne changent ni ton IDCC, ni la valeur de ton coefficient. Ce qu'ils changent est la filière dans laquelle ton emploi est classé, donc la fourchette de coefficients qui te concerne - et une chose de plus, traitée plus bas : la garantie annuelle n'existe que hors médico-social. Un aide-soignant, un agent de service ou un infirmier de base sont classés dans les premiers coefficients de leur filière, donc au SMIC : c'est le mécanisme qui écrase le bas de grille, pas une particularité de leur métier.
Comment ton minimum se calcule
Ton bulletin de paie porte ta catégorie et ton coefficient. Ce sont les deux seules données nécessaires.
- Multiplie ton coefficient par la valeur du point, 7,26 €. Au coefficient 283 : 283 x 7,26 € = 2 054,58 €.
- Compare le résultat au SMIC, 1 867,02 € brut par mois. Ton employeur doit verser le plus favorable des deux.
- Si tu es à temps partiel, proratise sur tes heures réelles. Au coefficient 283 pour 28 heures par semaine : 1 643,66 € brut, soit 2 054,58 € x 28 h / 35 h.
La bascule tombe à 258 points : c'est le premier coefficient dont le calcul conventionnel dépasse le SMIC (258 x 7,26 € = 1 873,08 €). Juste en dessous, au coefficient 257, il manque 1,20 € par mois. Cette bascule n'est pas figée : elle remonte à chaque revalorisation du SMIC tant que la valeur du point reste immobile.
Sous 243 points, la convention ne calcule pas : elle liste
La multiplication ci-dessus décrit le mécanisme du haut de la grille. En bas, la convention procède autrement : les coefficients 176 à 242 ont leur propre annexe salariale, l'annexe 1 de l'avenant n° 32 du 10 novembre 2022, qui fixe un montant coefficient par coefficient au lieu d'appliquer la valeur du point.
Ça ne change rien à ce que tu touches, et c'est le point rassurant : le ministère indique, pour chacun de ces coefficients, que le montant conventionnel est inférieur au SMIC, donc que c'est le SMIC qui s'applique. Le résultat est le même quel que soit le chemin. Ce qui change est la lecture : si tu es dans cette fourchette, chercher « coefficient x valeur du point » dans ton texte conventionnel ne donnera rien, parce que ton montant n'y est pas calculé de cette façon.
Les montants de cette annexe sont tous sous le SMIC, donc c'est le SMIC que tu touches : les lire ne changerait rien à ta paie.
Cette annexe fait partie du texte conventionnel, publié par Legifrance et consultable librement : la section suivante dit où le lire et ce qu'on y trouve.
Où lire le texte officiel, sans payer
La convention est un texte public. Elle se consulte et se télécharge gratuitement sur Legifrance, le service qui publie le droit français, dans sa version consolidée - c'est-à-dire à jour de ses avenants. Personne n'a besoin d'acheter un accès pour la lire : convention collective nationale de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002.
Ce que tu y trouveras, et ce que tu n'y trouveras pas. Le texte de base fixe les règles - classification, ancienneté, durée du travail - mais pas les montants. Les salaires vivent dans des avenants salaires successifs, chacun remplaçant le précédent : c'est pour ça qu'un texte téléchargé l'an dernier peut porter des montants qui ne s'appliquent plus, alors que le reste de ses articles est toujours en vigueur.
Pour ta grille, l'acte utile est l'annexe salariale la plus récente - l'annexe 1 de l'avenant n° 32 du 10 novembre 2022 pour les coefficients 176 à 242. Et si tu cherches seulement le montant qui te concerne, il est dans le tableau en haut de cette page : c'est la même donnée, lue sur la publication du ministère du Travail plutôt que dans le texte brut.
Convertis ton coefficient en net
Ces minimums sont en brut. Entre ton montant et vois ce qui te reste réellement chaque mois, cotisations et prélèvement à la source déduits.
Lucratif ou non lucratif : deux conventions, deux grilles
C'est la confusion la plus coûteuse du sujet, et elle porte sur un seul mot. Cette grille est celle de l'hospitalisation privée à but lucratif : cliniques commerciales, établissements de santé privés, maisons de retraite médicalisées du secteur commercial. Sur ton bulletin, elle apparaît sous l'IDCC 2264, sous « hospitalisation privée », ou sous la date du texte, 18 avril 2002.
- Établissement privé à but non lucratif, le plus souvent associatif : tu relèves d'une autre convention, avec une autre valeur du point. Le même coefficient n'y donne pas le même salaire. Les grilles concernées vivent sur la page des conventions du médico-social.
- Hôpital public : il n'y a pas de convention collective du tout. Le traitement se calcule sur une grille indiciaire, avec un point d'indice de la fonction publique et un mécanisme d'échelons qui n'a rien à voir avec les coefficients de branche. C'est la grille de la fonction publique.
- Clinique commerciale ou EHPAD commercial : c'est bien cette page. Un EHPAD à but lucratif relève de cette convention, au même titre qu'une clinique.
Attention au mot « médico-social », qui désigne deux choses différentes. Il nomme d'un côté un SECTEUR ASSOCIATIF, qui relève d'une autre convention et dont il est question juste au-dessus. Il nomme de l'autre un SECTEUR INTERNE à la convention 2264, celui de l'hébergement et du soin en établissement médicalisé, qui a ses propres grilles - elles sont dans le tableau de classification plus haut sur cette page. Un salarié d'un EHPAD commercial est donc bien en 2264, dans le secteur médico-social DE cette convention. Le renvoi ci-dessus vers les conventions du médico-social ne le concerne pas.
Le test le plus rapide reste le bulletin, et il porte trois informations : le numéro IDCC, obligatoire, ton coefficient et ta catégorie - employé, agent de maîtrise, cadre. S'il indique 2264, tout ce qui est écrit ici s'applique à toi, et ces trois lignes suffisent à te situer.
Et s'il indique 2104, tu es au bon endroit aussi. Le champ d'application de cette convention a été fusionné avec celui de la convention nationale du thermalisme, l'IDCC 2104, par un accord du 14 mars 2019 : les deux numéros désignent désormais le même texte, donc la même valeur du point et les mêmes grilles. C'est écrit en tête du sommaire de la convention sur Legifrance. Tout autre numéro, en revanche, renvoie à un texte différent, et aucun chiffre de cette page ne te concerne alors, même de loin.
Le minimum annuel garanti, celui que personne ne vérifie
Hors du secteur médico-social, la convention ne fixe pas qu'un minimum mensuel. Elle fixe aussi une rémunération annuelle brute garantie, systématiquement supérieure à douze fois le minimum mensuel. Autrement dit : un salarié payé exactement au minimum mensuel toute l'année est en dessous de son dû.
- Coefficient 267 : minimum annuel 24 586,92 €, contre 23 261,04 € pour douze mois au minimum mensuel. Écart de 1 325,88 €.
- Coefficient 283 : minimum annuel 26 060,29 €, contre 24 654,96 €. Écart de 1 405,33 €.
- Coefficient 760 : minimum annuel 69 985,24 €, contre 66 211,20 €. Écart de 3 774,04 €.
L'écart n'est pas arbitraire : sur les vingt-trois montants annuels que la branche publie, il vaut 5,7 % au centime près, sur les vingt-trois. Tu peux donc calculer le tien sans attendre que ton coefficient figure quelque part : ton minimum mensuel, multiplié par douze, puis par 1,057.
Le montant mensuel se contrôle chaque mois, le montant annuel au plus tard en fin d'année. C'est à ce moment que l'écart doit être régularisé, et c'est le contrôle que presque personne ne fait.
Entre 244 et 257 points, un bulletin irréprochable douze fois de suite ne suffit pas
C'est le cas le plus contre-intuitif de cette grille, et il tient à ce que les deux minimums ne basculent pas au même coefficient. Le minimum MENSUEL repasse au-dessus du SMIC à 258 points. Le minimum ANNUEL, lui, dépasse douze mois de SMIC dès 244 points, soit 14 points plus bas.
Entre les deux, ton employeur te verse le SMIC chaque mois - c'est correct, c'est même exactement ce que la loi impose au titre du mensuel - et tu termines l'année sous ton minimum garanti. Quatre de ces coefficients sont publiés par le ministère avec leur montant annuel, donc rien ici n'est extrapolé :
- Coefficient 245 : minimum annuel 22 561,03 €, contre 22 404,24 € pour douze mois au SMIC. Il manque 156,79 € sur l'année.
- Coefficient 246 : il manque 248,88 €.
- Coefficient 254 : il manque 985,56 €.
- Coefficient 255 : il manque 1 077,65 €.
Et l'écart continue de grandir jusqu'à la bascule mensuelle : au coefficient 257, dernier avant que la convention ne reprenne la main sur le mensuel, il atteint 1 261,82 €. Ce que ça implique concrètement : si ton coefficient est dans cette fourchette et que ta paie n'a jamais bougé du SMIC, la régularisation de fin d'année n'est pas une faveur, c'est un dû.
Cette garantie annuelle n'existe pas dans le secteur médico-social. Les trois grilles de ce secteur ne publient qu'un montant mensuel, et le texte ministériel précise que la vérification y est mensuelle - là où les autres secteurs ajoutent le contrôle de fin d'année. Un salarié du médico-social au coefficient 245 n'a donc rien à réclamer sur ce fondement, et c'est exactement pour ça que la grille de référence plus haut sépare les deux.
Ce qui entre dans la comparaison, et ce qui n'y entre pas
C'est là que beaucoup de bulletins dérapent. Comptent : le salaire de base, les commissions et pourboires, les primes de rendement ou d'objectifs, les primes de vacances et de 13e mois le mois où elles sont versées.
Ne comptent pas : les majorations d'heures supplémentaires, les remboursements de frais professionnels, les indemnités pour travail le dimanche, les jours fériés, la nuit et les astreintes, les contreparties au temps d'habillage et de déshabillage, la participation, l'intéressement, le PEE et le CET. Et la mesure salariale de l'accord du 20 juillet 2021 non plus : c'est la revalorisation issue des négociations de la branche sur les métiers du soin, celle que beaucoup de bulletins font apparaître sur une ligne à part. Elle s'ajoute au minimum, elle ne sert pas à l'atteindre.
La conséquence est directe : si tu travailles de nuit ou le week-end et que ton employeur intègre ces majorations pour atteindre le minimum, le compte n'y est pas. Ces sommes s'ajoutent au minimum, elles ne le remplissent pas. Le détail des majorations vit sur la page travail de nuit.
Dimanches et jours fériés : ce que la grille ne dit pas
Sur les coefficients écrasés par le SMIC, ces indemnités sont ce qui fait réellement varier ta paie d'un mois à l'autre. Elles ne figurent dans aucune des six grilles.
Le dimanche : 4,36 € brut de l'heure
La convention fixe une indemnité de sujétion de 0,6 point par heure ou fraction d'heure travaillée le dimanche. En euros, ça fait 0,6 x 7,26 € = 4,36 € brut de l'heure - soit 30,49 € pour une garde de sept heures, et 52,27 € pour une garde de douze. Elle vaut pour tout le monde sauf les médecins, les cadres supérieurs et les dirigeants (fiche « travail du dimanche » de la branche, qui cite les articles 100, 100 bis, 82 et 52 de la convention).
Elle ne se cumule pas avec les indemnités de nuit ni d'astreinte : sur une garde de nuit un dimanche, tu touches l'une ou l'autre, pas les deux. Elle se cumule en revanche avec l'indemnité de jour férié quand le dimanche est férié.
Le texte encadre aussi le rythme : 4 jours de repos pour 2 semaines, dont 2 jours ou 48 heures consécutives, et au minimum 1 dimanche non travaillé toutes les 2 semaines.
Une réserve que la fiche pose elle-même et qu'il faut lire avant de compter : des dispositions particulières s'appliquent dans les établissements du secteur médico-social. Si tu relèves de ce secteur - celui de l'hébergement et du soin en établissement médicalisé, la colonne de droite du tableau de classification plus haut - ces montants ne sont pas forcément les tiens.
Et si tu travailles en EHPAD, voilà où chercher. Le sommaire de la convention range tes règles dans un texte à part : l'annexe concernant les établissements privés accueillant des personnes âgées (médico-social - EHPAD), issue d'un avenant du 10 décembre 2002. C'est là, et non dans le corps de la convention, que vivent les dispositions qui te concernent. Le sommaire nomme aussi deux accords qui transposent le Ségur de la santé dans les EHPAD privés commerciaux - un accord du 16 novembre 2020 et un avenant du 6 décembre 2021 : la ligne « Ségur » de ton bulletin est donc une mesure de branche, négociée pour ton secteur, pas une mesure de la fonction publique qu'on t'aurait recopiée.
Ce que ces textes VERSENT, en revanche, n'est pas sur cette page : le sommaire de Legifrance publie des intitulés, jamais des montants. Il établit quel acte a quel objet, et rien de plus - c'est pour ça qu'aucun chiffre n'est avancé ici.
Les jours fériés : trois situations, et une seule où tu choisis
La convention retient onze jours : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre et Noël.
- Le 1er mai est chômé et payé s'il tombe un jour habituellement travaillé. S'il tombe un jour non travaillé, tu as droit à une journée de repos supplémentaire - et c'est plus favorable que la règle générale, qui ne donne alors aucun jour de congé.
- Un autre jour férié que tu travailles ouvre droit, au choix de l'employeur selon que le service le permet, à un repos équivalent au nombre d'heures travaillées ou à une indemnité du même montant.
- Un jour férié qui tombe sur ton repos ou sur un RTT : là, c'est toi qui choisis entre 7 heures de repos - proratisées si tu es à temps partiel - et une indemnité égale à un vingt-quatrième de ton salaire brut. Le repos se prend dans le mois, sauf accord pour le bloquer plus tard dans l'année.
Le détail des trois cas vit sur la fiche « jours fériés » de la branche, qui renvoie à l'article 59 de la convention.
Et aucune de ces sommes ne compte pour atteindre ton minimum
C'est le point que beaucoup de bulletins ratent, et il se vérifie sur la fiche du ministère : les indemnités pour sujétions spéciales - dimanche, jours fériés, nuit, astreintes - sont exclues de la comparaison avec le minimum conventionnel. Elles s'ajoutent à ton minimum, elles ne servent pas à l'atteindre. Si ton employeur les intègre pour arriver à 1 867,02 €, le compte n'y est pas.
Ce qui décide de ton coefficient, et ce qu'il vaut vraiment
Ton coefficient monte avec l'ancienneté
Une grille de branche se lit d'ordinaire comme une colonne : un emploi, un coefficient. Celle-ci se lit comme un tableau à deux entrées : l'emploi d'un côté, l'ancienneté de l'autre. À poste identique, le coefficient progresse par tranches d'ancienneté, et le minimum garanti progresse avec lui.
La conséquence pratique est celle-ci : ton coefficient n'est pas une caractéristique définitive de ton poste, c'est une position à un instant donné. Un coefficient qui n'a pas bougé depuis plusieurs années sur ton bulletin est une anomalie à vérifier, pas une fatalité.
Et tant que tu restes sous 258 points, cette progression ne change rien à ta paie de base : le SMIC continue d'écraser le calcul. Elle devient visible au moment où tu franchis la bascule. C'est le mécanisme qui donne l'impression qu'une ancienneté ne rapporte rien pendant des années, puis se met à compter d'un coup.
La prime d'ancienneté, elle, est un dispositif distinct qui s'ajoute au salaire minimum au lieu de servir à l'atteindre : elle est traitée sur la page prime d'ancienneté.
Aide-soignant, agent de service, infirmier, secrétaire médicale
Chercher « grille salaire aide-soignante » ou « salaire infirmier convention FHP » mène à la même réponse, et elle déçoit : 1 867,02 € brut par mois. Ce n'est pas une approximation de notre part, c'est le résultat du mécanisme. Ces emplois sont classés dans les premiers coefficients de la grille, et tout ce qui est sous 258 points est ramené au SMIC.
Ce que ça implique, et c'est le point utile : sur ces postes, le minimum conventionnel ne dit plus rien de ton salaire réel. Ce qui fait la différence de paie entre deux aides-soignantes de deux cliniques, ce sont les majorations de nuit, de dimanche et de jours fériés, les primes d'établissement, les accords d'entreprise et l'ancienneté - pas le coefficient.
Les salaires réellement pratiqués, eux, sont mesurés métier par métier : salaire d'un infirmier, salaire d'un aide-soignant, salaire d'une secrétaire médicale, salaire d'un ambulancier. C'est là qu'il faut regarder pour savoir si une offre est correcte, pas dans la grille.
Les cadres et les professions de santé sont dans l'autre moitié de la grille : chez eux, le minimum conventionnel est au-dessus du SMIC et redevient un repère de négociation utile.
Pourquoi la grille se tasse sur le SMIC
La valeur du point de la branche est de 7,26 €, et elle n'a pas bougé depuis plusieurs années. C'est elle qui reproduit, au centime, les soixante-huit montants mensuels que le ministère publie pour cette convention - toutes filières et tous secteurs confondus.
Le SMIC, lui, est révisé au moins une fois par an. Mécaniquement, chaque revalorisation avale un étage supplémentaire de la grille : la bascule est aujourd'hui à 258 points, et elle monte à chaque fois.
Ce n'est donc pas un défaut de lecture de ta part si les premiers coefficients se ressemblent tous : ils ont été rattrapés par le minimum légal l'un après l'autre. Le même phénomène touche d'autres branches, et il est décrit sur la page des minima conventionnels.
Un point que ce tassement rend invisible et qui joue en ta faveur si tu as moins de 18 ans : la convention ne prévoit aucun abattement d'âge. À travaux égaux et dans des conditions égales, un salarié mineur qui n'est pas en apprentissage perçoit la même rémunération qu'un adulte. Beaucoup de branches appliquent une décote de 10 à 20 % avant 18 ans ; celle-ci n'en applique pas.
Es-tu payé au-dessus de ton coefficient\u00A0?
Gratuit, sans inscription : compare ton net au minimum applicable de ta filière et vérifie que le plancher SMIC est bien respecté.