Supplément familial de traitement 2026 : combien il ajoute, par enfant
Le supplément familial de traitement s'ajoute à ton traitement dès le premier enfant à charge. À un enfant c'est un forfait de 2,29 € par mois, le même pour tout le monde. À partir du deuxième il devient un pourcentage de ton traitement, et il va de 77,72 € à 117,30 € selon ton indice (fiche F32513). Il n'est pas soumis à la retenue pour pension : il t'en reste 85,5 %, contre environ 80 % sur ton traitement.
117,30 €
par mois pour deux enfants, au maximum
Contre 77,72 € au minimum, et 2,29 € à un seul enfant
Le premier enfant ne vaut presque rien, le troisième fait basculer
Le supplément ne monte pas régulièrement : chaque enfant en ajoute plus que le précédent, jusqu'au quatrième.
2,29 €
par mois au premier enfant, quel que soit ton indice
182 €
ce que le troisième enfant ajoute à lui seul, au maximum
2,6 fois
le rapport entre trois enfants et deux, à indice égal
Ce que le supplément ajoute, par nombre d'enfants
Le minimum est versé à tout agent dont le traitement est sous l'indice majoré 454, le maximum à partir de l'indice 722. Entre les deux, la part proportionnelle suit ton traitement.
| Enfants à charge | Au minimum | Au maximum | Net, au maximum |
|---|---|---|---|
| 1 enfant | 2,29 € | 2,29 € | 1,96 € |
| 2 enfants | 77,72 € | 117,30 € | 100,26 € |
| 3 enfants | 194,04 € | 299,58 € | 256,05 € |
| 4 enfants | 332,70 € | 517,41 € | 442,23 € |
Montants mensuels bruts, part fixe et part proportionnelle comprises, pour un agent à temps plein (fiche F32513, décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985). La colonne nette retire la RAFP et la CSG-CRDS ; la retenue pour pension ne porte pas sur le supplément familial.
Le barème : une part fixe, puis un pourcentage de ton traitement
La part fixe ne dépend de rien. La part proportionnelle se calcule sur ton traitement brut, borné en bas comme en haut.
| Enfants à charge | Part fixe | Part proportionnelle | Total au maximum |
|---|---|---|---|
| 1 enfant | 2,29 € | aucune | 2,29 € |
| 2 enfants | 10,67 € | 3 % | 117,30 € |
| 3 enfants | 15,24 € | 8 % | 299,58 € |
| 4 enfants | 19,81 € | 14 % | 517,41 € |
| Par enfant en plus | + 4,57 € | + 6 % | + 217,82 € |
La part proportionnelle se calcule sur un traitement compris entre celui de l'indice majoré 454 (2 234,94 €) et celui de l'indice majoré 722 (3 554,25 €). Au-delà, la part n'augmente plus.
Ces huit valeurs sont fixées par l'article 10 du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985, qui les exprime en part fixe et en pourcentage du traitement brut. À temps partiel, le supplément suit ta quotité, avec une protection que les autres lignes de ta paie n'ont pas : il ne peut pas descendre sous le minimum versé à un agent à temps plein ayant le même nombre d'enfants. Le détail de ce plancher vit dans le guide du temps partiel.
Ce qu'il t'en reste vraiment
Le supplément familial est un élément de rémunération, donc il est cotisé et imposable. Mais il n'est pas cotisé comme ton traitement, et l'écart est à ton avantage : la retenue pour pension de 11,10 %, la plus lourde de ta fiche de paie, porte sur le traitement indiciaire et la nouvelle bonification indiciaire, pas sur lui.
Il ne supporte que deux prélèvements, la retraite additionnelle et la CSG-CRDS. Il t'en reste donc 85,5 %, quand ton traitement te laisse environ 80 %. Sur deux enfants au maximum, cela fait 100,26 € net par mois au lieu de 117,30 € brut.
Une nuance qui joue en ta faveur si tu as déjà beaucoup de primes : l'assiette de la retraite additionnelle est plafonnée à 20 % de ton traitement, toutes primes confondues. Au-delà de ce plafond, ton supplément familial n'en supporte plus, et il t'en reste 90,5 %. Avec un RIFSEEP qui pèse couramment un cinquième à deux cinquièmes du traitement, ce cas n'a rien de théorique.
Jusqu'à quel âge il est versé
Le supplément est versé tant que l'enfant est à ta charge, et il s'arrête à ses 20 ans. Le versement cesse le premier jour du mois qui suit l'anniversaire, pas à la fin de l'année scolaire ni à la fin de l'année civile.
Il peut s'arrêter plus tôt, et c'est le point que l'on découvre en le perdant : un enfant de plus de 16 ans qui travaille cesse d'ouvrir le droit dès que sa rémunération dépasse 55 % du Smic. Un contrat d'apprentissage, un job étudiant régulier ou une alternance peuvent donc faire tomber le supplément avant les 20 ans, pour cet enfant.
Quand un enfant sort du décompte, les autres ne gardent pas leur rang : le supplément est recalculé sur le nombre d'enfants restants. Passer de trois enfants à deux ne retire pas la part du troisième, cela ramène au barème de deux.
Si vous êtes deux agents publics, le choix vous appartient
Un même enfant n'ouvre le droit qu'une fois : le supplément ne se cumule pas entre deux parents agents publics. Mais c'est vous qui désignez lequel des deux le perçoit, et ce choix a un prix.
Comme la part proportionnelle suit le traitement, la désignation du parent au traitement le plus élevé peut valoir jusqu'à 39,58 € par mois à deux enfants, et 105,54 € à trois. Sur une année pleine, à trois enfants, cela fait 1 266 € de différence selon lequel des deux le perçoit.
À un enfant, le choix ne change rien : le forfait est le même pour les deux. C'est à partir du deuxième que la désignation se calcule.
À ne pas confondre avec le complément familial de la CAF
Deux prestations portent presque le même nom et n'ont rien en commun. Le supplément familial de traitement est celui dont les montants sont donnés plus haut : ton employeur public te le verse avec ta paie, dès le premier enfant, sans aucune condition de ressources. Il figure sur ta fiche de paie.
Le complément familial est versé par la caisse d'allocations familiales, à partir de trois enfants, sous condition de ressources, et il ne dépend pas de ton employeur. Il n'apparaît pas sur ta fiche de paie.
Les deux se cumulent : percevoir le supplément familial de traitement ne retire rien aux prestations familiales. Ce qui ne se cumule pas, c'est le supplément avec un avantage de même nature versé par un autre employeur public pour le même enfant.
Il n'existe pas d'équivalent dans le privé
Le supplément familial de traitement est propre à l'emploi public : il n'a aucun équivalent légal dans le secteur privé. Un salarié du privé qui a des enfants ne reçoit rien de comparable de son employeur au titre de la loi.
Ce qui s'en rapproche relève de la convention collective ou de l'accord d'entreprise, sous des noms variables, et n'a ni le caractère obligatoire ni le barème du supplément. Les prestations familiales de la caisse d'allocations familiales, elles, ne dépendent pas du statut : elles sont les mêmes pour un salarié du privé et pour un agent public.
Pourquoi deux indices circulent
Sur la borne haute et la borne basse de la part proportionnelle, deux jeux de valeurs circulent : les indices majorés 449 et 717 d'un côté, 454 et 722 de l'autre. L'écart est de cinq points sur chacune des deux bornes.
Ce sont les seconds qui donnent les montants réellement versés. À l'indice 454, deux enfants valent 77,72 € et, à l'indice 722, 117,30 € : ce sont les bornes que les tables publiées reprennent. Les indices 449 et 717 rendraient 76,98 € et 116,56 €, que personne ne verse.
Les valeurs de ton bulletin sont donc celles du second jeu. Si une table que tu consultes annonce les premières, elle décrit le texte fondateur et non ce qui t'est payé.