Journée de solidarité : 7 heures que tu travailles gratuitement
Données vérifiées le 24 juillet 2026
La journée de solidarité, c'est 7 heures de travail en plus, non rémunérées, destinées à financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Ton salaire ne baisse pas, mais tu donnes une journée. Voici comment elle est fixée, ce qui change à temps partiel, et le cas souvent ignoré du changement d'employeur.
7 heures
de travail en plus par an
0 €
de rémunération supplémentaire
25 mai
lundi de Pentecôte 2026, choix fréquent
Prorata
réduite à temps partiel
Ce que c'est, et pourquoi ce n'est pas payé
La journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire instaurée pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Pour toi, salarié, elle se traduit par 7 heures travaillées en plus dans l'année. Pour ton employeur, par une contribution (la contribution solidarité autonomie, au taux de 0,30 %).
Le principe est simple mais mal compris : pour un salarié mensualisé, ces 7 heures ne donnent lieu à aucune rémunération supplémentaire. Ton salaire du mois ne change pas, tu ne perds rien, mais tu travailles une journée de plus sans être payé davantage. Ces heures ne comptent pas non plus dans ton contingent d'heures supplémentaires.
Comment ton employeur peut la fixer
La date et la forme sont fixées par accord d'entreprise ou de branche, et à défaut par décision de l'employeur. Trois formes sont possibles.
Les formes possibles de la journée de solidarité
| Forme | Ce que ça implique |
|---|---|
| Un jour férié chômé (sauf le 1er mai) | Souvent le lundi de Pentecôte (25 mai en 2026) : tu travailles un jour normalement chômé |
| Un jour de RTT | Un de tes jours de repos est utilisé pour la journée de solidarité |
| 7 heures réparties dans l'année | Le temps est fractionné sur plusieurs jours, sans dépasser 7 heures au total |
Modalités d'ordre public (Code du travail, articles L3133-7 et suivants). Le 1er mai ne peut jamais être retenu. Source : DREETS et service-public.gouv.fr, vérifiées le 24 juillet 2026.
Le cas du changement d'employeur dans l'année
Temps partiel, mineurs, non-mensualisés : les cas particuliers
À temps partiel, la limite de 7 heures est réduite au prorata de ta durée contractuelle. Un mi-temps effectue 3,5 heures, un contrat à 80 % effectue 5,6 heures. Ces heures ne s'imputent pas sur tes heures complémentaires.
Les salariés de moins de 18 ans ne sont pas concernés lorsque la journée est fixée un jour férié, puisque le travail des mineurs y est en principe interdit. Les salariés non mensualisés (travailleurs à domicile, temporaires, saisonniers, intermittents) sont, eux, rémunérés pour cette journée comme pour n'importe quel jour travaillé.
Enfin, une chose à retenir : cette journée ne peut te coûter que 7 heures de travail par an, pas davantage. Si ton employeur te fait travailler au-delà, le surplus bascule en temps de travail rémunéré normalement.
Questions fréquentes sur la journée de solidarité
Vois ce que valent 7 heures de ton temps
Calcule ton taux horaire net et mesure ce que représente une journée de travail.
Sources
- DREETS, « Journée de solidarité : quelles sont les modalités ? » (vérifiée le 24 juillet 2026).
- Service-public.gouv.fr, « Journée de solidarité : ce que doit savoir le salarié ».
- Code du travail, articles L3133-7 à L3133-12 (journée de solidarité, contribution solidarité autonomie).
Données indicatives basées sur les sources publiques. Les modalités précises dépendent de ta convention ou de l'accord de ton entreprise.