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Grille des salaires du commerce de gros (IDCC 573)

Aucun temps plein de la branche ne descend sous 1 867,02 € brut par mois, et le minimum monte à 2 371,78 € au dernier échelon des agents de maîtrise. Les cadres relèvent, eux, d'un minimum annuel, de 30 338,30 € à 78 210,61 € brut. Ces montants sont ceux de la fiche salaire minimum IDCC 573 du Code du travail numérique, mise à jour le 1er juin 2026.

1 867,02 €

Le plancher de la branche, brut par mois

1 478 € net avant impôt pour 35 heures

1 867,02 €

Niveau I : la grille passe sous le SMIC, le SMIC reprend la main

1 941,58 €

Niveau IV échelon 1, le milieu de la grille

2 371,78 €

Niveau VI échelon 3, le haut des agents de maîtrise

Employés, techniciens et agents de maîtrise - niveaux I à VI

Minimums mensuels bruts 2026, temps plein de 35 heures

Employés, techniciens et agents de maîtrise - niveaux I à VI
ClassificationBrut par moisNet par mois
Niveau I - échelon 11 867,02 € *1 478 €
Niveau I - échelon 21 867,02 € *1 478 €
Niveau I - échelon 31 867,02 € *1 478 €
Niveau II - échelon 11 873,13 €1 483 €
Niveau II - échelon 21 884,37 €1 492 €
Niveau II - échelon 31 895,67 €1 501 €
Niveau III - échelon 11 907,05 €1 510 €
Niveau III - échelon 21 918,49 €1 519 €
Niveau III - échelon 31 930,00 €1 528 €
Niveau IV - échelon 11 941,58 €1 537 €
Niveau IV - échelon 21 953,23 €1 546 €
Niveau IV - échelon 31 964,95 €1 555 €
Niveau V - échelon 11 973,03 €1 562 €
Niveau V - échelon 22 047,02 €1 620 €
Niveau V - échelon 32 123,78 €1 681 €
Niveau VI - échelon 12 203,43 €1 744 €
Niveau VI - échelon 22 286,05 €1 810 €
Niveau VI - échelon 32 371,78 €1 877 €

*Ces trois échelons sont sous le SMIC dans la grille : c'est le SMIC légal qui s'applique. Le net est un net avant impôt sur le revenu. Grille relevée sur la fiche salaire minimum IDCC 573 du Code du travail numérique, mise à jour le 1er juin 2026.

Trois choses s'appellent « commerce de gros », et la grille n'est pas la même

C'est la vérification à faire avant même de chercher ta ligne. Le numéro qui tranche s'appelle l'IDCC et il figure en haut de ta fiche de paie, à côté du nom de la convention. Ce n'est ni ton métier ni la taille de l'entreprise qui décide : c'est ce numéro.

  • IDCC 573, secteur non alimentaire : fournitures industrielles, matériel, équipement, quincaillerie, papeterie, textile, vente entre professionnels. C'est le cas le plus fréquent, et la grille ci-dessus est la sienne.
  • IDCC 573, secteur alimentaire : les grossistes en produits alimentaires relèvent de la même convention et de la même grille de minimums. Une seule chose change, et elle pèse sur ta paie : la garantie liée à l'ancienneté, traitée plus bas.
  • IDCC 2216, commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire : hypermarchés, supermarchés, supérettes, drives et leurs entrepôts. C'est une autre convention, avec sa propre grille et ses propres primes, publiée sur la page salaire commerce alimentaire (IDCC 2216).

Se tromper de grille coûte dans un sens précis : la 2216 et la 573 ne versent ni les mêmes minimums ni les mêmes primes annuelles, donc se comparer à la mauvaise fait conclure à tort qu'on est correctement payé. En cas de doute, ton employeur doit te communiquer la convention applicable, et la convention collective nationale de commerces de gros du 23 juin 1970 sur Légifrance porte son champ d'application exact.

Cadres - niveaux VII à X

Minimums ANNUELS bruts 2026, appréciés sur l'année civile

Cadres - niveaux VII à X
ClassificationBrut par anSoit par mois
Niveau VII - échelon 130 338,30 €2 528 €
Niveau VII - échelon 231 855,22 €2 655 €
Niveau VII - échelon 333 447,98 €2 787 €
Niveau VIII - échelon 138 709,35 €3 226 €
Niveau VIII - échelon 242 580,28 €3 548 €
Niveau VIII - échelon 346 838,31 €3 903 €
Niveau IX - échelon 151 522,14 €4 294 €
Niveau IX - échelon 256 674,36 €4 723 €
Niveau X - échelon 165 175,51 €5 431 €
Niveau X - échelon 278 210,61 €6 518 €

La convention ne fixe ici qu'un minimum ANNUEL : il n'existe pas de plancher mensuel à ces niveaux. La colonne « Soit par mois » est ce minimum divisé par douze, donnée pour se situer, jamais comme un seuil qu'un mois isolé devrait atteindre.

Ancienneté : il n'y a pas de prime, il y a une garantie

C'est le point sur lequel les comparateurs se trompent le plus souvent. La convention des commerces de gros ne prévoit aucune prime d'ancienneté : tu ne verras jamais de ligne « prime d'ancienneté » due par la branche sur ton bulletin, et un bulletin type qui en affiche une la tient d'un accord d'entreprise, pas de la convention.

Ce qu'elle prévoit est une garantie de rémunération, vérifiée une fois par an sur douze mois. Le mécanisme est le même dans les deux secteurs, les taux ne le sont pas : on additionne les douze salaires minimums conventionnels de l'année civile écoulée, on applique la majoration de ta ligne, et on compare le résultat au total de tes salaires bruts de l'année. Si tu es en dessous, ton employeur te verse la différence.

Tout ce que tu touches n'entre pas dans cette comparaison. En sont exclus les heures supplémentaires, les majorations prévues par la convention, les primes liées aux contraintes de ton poste et les sommes qui n'ont pas le caractère de salaire. Dans le secteur non alimentaire, s'y ajoutent les primes fixes annuelles calculées sur le salaire de base, prime de 13e mois comprise.

Dans le secteur alimentaire, la garantie vaut 2 % dès le premier anniversaire et ne monte plus ensuite. Dans le secteur non alimentaire, elle ne démarre qu'à 4 ans et progresse par paliers de quatre ans.

Ce que l'ancienneté garantit, secteur par secteur

Majoration appliquée à la somme des douze minimums conventionnels de l'année écoulée

Ce que l'ancienneté garantit, secteur par secteur
Ancienneté dans l'entrepriseSecteur non alimentaireSecteur alimentaire
1 anrien encore+2 %
4 ans+5 %+2 %
8 ans+9 %+2 %
12 ans+13 %+2 %
16 ans et au-delà+17 %+2 %

Dans le secteur alimentaire la garantie s'appelle « garantie annuelle de rémunération », dans le secteur non alimentaire « garantie d'ancienneté ». Source : fiche ancienneté IDCC 573 du Code du travail numérique, qui s'appuie sur l'accord du 5 mai 1992 relatif à la classification et au salaire conventionnel.

Ce que l'ancienneté change sur ta feuille de paie

Deux conséquences, et aucune des deux n'est intuitive.

Un salaire payé exactement au minimum de ta ligne devient irrégulier avec l'ancienneté. Au niveau II échelon 1, douze mois au minimum font 22 477,56 € bruts sur l'année. Après 8 ans dans le secteur non alimentaire, la garantie porte ce total à 24 500,54 € : ton employeur doit alors 2 022,98 € de rattrapage. Dans le secteur alimentaire, la même situation en donne 449,55 €.

Tes primes ne dispensent pas de la garantie. Une prime de 13e mois ne compte pas dans la comparaison du secteur non alimentaire : un salarié payé au minimum, plus un 13e mois, reste sous la garantie à 8 ans d'ancienneté et a droit au rattrapage malgré tout. C'est l'erreur de lecture la plus fréquente sur ce sujet.

L'ancienneté retenue est ta présence continue au titre du contrat en cours, plus la durée de tes contrats antérieurs dans l'entreprise, sauf s'ils ont été rompus pour faute grave ou à ton initiative. En cas de changement de niveau ou d'échelon en cours d'année, la garantie se calcule au prorata de chaque période, et il en va de même d'un départ en cours d'année ou d'un temps partiel. Le mécanisme général, dans les branches qui en ont une, est expliqué dans le guide de la prime d'ancienneté.

Passe ton salaire commerce de gros en net

La colonne « Net par mois » ne connaît que les planchers de la grille. Entre ton brut réel, employé, agent de maîtrise ou cadre : gratuit, sans inscription, résultat immédiat.

Trouver ton niveau et ton échelon

La colonne « Net par mois » des grilles ci-dessus est un net avant impôt sur le revenu : les cotisations salariales sont déduites, pas le prélèvement à la source, et la différence entre brut et net détaille ce qui est retiré.

Ta classification figure sur ta fiche de paie ou dans ton contrat, sous la forme d'un niveau en chiffres romains (I à X) suivi d'un échelon (1, 2 ou 3). Si elle n'y est pas, ton employeur doit te la communiquer : c'est elle, et elle seule, qui fixe ton plancher salarial.

Ce que les niveaux recouvrent, du plus bas au plus haut :

  • Niveaux I à III : employés. Tâches d'exécution, d'abord simples et répétitives, puis demandant une connaissance du poste et de l'autonomie dans son déroulement.
  • Niveaux IV et V : techniciens. Travail qualifié, choix des méthodes, responsabilité d'un résultat plutôt que d'une tâche.
  • Niveau VI : agents de maîtrise. Animation ou encadrement d'une équipe, avec une part de responsabilité hiérarchique déléguée.
  • Niveaux VII à X : cadres, du cadre débutant au cadre dirigeant. Le minimum devient ANNUEL à partir de là.

La cadence de vérification suit ce partage. Pour les niveaux I à VI, le minimum se contrôle chaque mois, sur un temps plein de 35 h par semaine, soit 151,67 h par mois. Pour les cadres, il se contrôle une seule fois, au 31 décembre, sur le total des salaires bruts perçus dans l'année : un mois creux ne pose pas de problème tant que le total annuel est atteint. Dans les deux cas, une arrivée ou un départ en cours d'année met le minimum au prorata du temps de présence.

L'échelon, à l'intérieur d'un niveau, distingue l'expérience et l'étendue de l'autonomie. Il pèse : entre le premier et le troisième échelon du niveau VI, l'écart de minimum est de 168,35 € bruts par mois. Le classement relève de l'accord du 5 mai 1992 relatif à la classification et au salaire conventionnel, et il se conteste : une classification plus basse que les fonctions réellement exercées se rattrape, avec le rappel de salaire correspondant.

Le minimum reste un plancher, pas un plafond : la majorité des salariés sont payés au-dessus de leur ligne, et rien n'interdit à un employeur de faire mieux que la grille.

Ce qui compte vraiment dans la comparaison

Ce n'est ni ton net à payer, ni même ton brut total, qui se compare à la grille. Le tri officiel est le suivant.

Ce qui entre dans la comparaison

Compte

  • Le salaire de base
  • Les avantages en nature, nourriture ou logement fournis par l'employeur

Ce qui reste dehors

Ne compte pas

  • Les heures supplémentaires et complémentaires
  • Les majorations pour travail de nuit, du dimanche ou d'un jour férié
  • Les remboursements de frais que tu as avancés
  • Les primes
  • La participation et l'intéressement

Temps partiel et salariés mineurs : les deux cas qui déplacent le plancher

À temps partiel, les minimums mensuels descendent au prorata de tes heures. Au niveau II échelon 1, 30 h par semaine donnent 1 605,54 € bruts par mois (1 873,13 € x 30 / 35), soit 1 271 € net avant impôt. Le simulateur temps partiel fait le calcul pour n'importe quelle quotité.

Avant 18 ans, un salarié qui n'a pas encore six mois de pratique professionnelle dans la branche peut être payé sur un SMIC minoré : 11,08 € de l'heure à 17 ans et 9,85 € de l'heure à 16 ans et moins, contre 12,31 € au taux plein, montants publiés par la fiche Smic de service-public.gouv.fr. La minoration tombe dès que les six mois de pratique sont atteints, quel que soit l'âge. Un apprenti ou un salarié en contrat de professionnalisation relève, lui, d'un barème à part.

Que faire si ton salaire est sous le minimum

La convention commerce de gros est étendue par arrêté ministériel : elle s'impose à toutes les entreprises de la branche, y compris à celles qui n'adhèrent à aucun syndicat patronal. Un salaire inférieur au minimum de ta classification est donc irrégulier, même si tu as signé le contrat.

  1. Vérifie ton IDCC avant tout : 573 renvoie à cette grille, 2216 à celle du commerce alimentaire.
  2. Identifie ta classification, niveau et échelon, sur ta fiche de paie ou ton contrat.
  3. Isole ton salaire de base : c'est lui, pas ton net à payer, qui se compare à la grille. Tes primes et tes heures supplémentaires ne te font pas franchir le seuil.
  4. Compare avec le minimum de ta ligne : mensuel pour les niveaux I à VI, annuel au 31 décembre pour les cadres.
  5. Regarde aussi ton ancienneté : au-delà de 4 ans dans le secteur non alimentaire, ou d'un an dans le secteur alimentaire, c'est la garantie annuelle qui fixe ton plancher réel, et elle est plus haute que la grille.
  6. Signale l'écart par écrit à ton employeur, qui doit régulariser.
  7. En cas de refus, contacte l'inspection du travail ou saisis le conseil de prud'hommes. Le rappel de salaire peut porter sur les 3 dernières années.

Les minimums de la branche sont renégociés chaque année puis étendus par arrêté. Quand la négociation ne suit pas la revalorisation du SMIC, les premiers échelons passent dessous et le SMIC reprend la main : c'est exactement l'état du niveau I aujourd'hui.

Es-tu payé au-dessus de ta classification

Gratuit, sans inscription : entre ton brut réel et compare-le au minimum de ton niveau, employé, agent de maîtrise ou cadre.

Les montants indiqués sont les minimums conventionnels de la branche : les salaires réellement pratiqués peuvent être supérieurs selon l'entreprise, la région et le profil. Données indicatives.