Gratification de stage : combien touche un stagiaire en 2026 ?
En 2026, un stagiaire perçoit au minimum 4,50 € par heure de présence. Cette gratification devient obligatoire dès que le stage dépasse 2 mois. Voici le barème, la méthode de calcul exacte et les règles d'exonération d'impôt et de cotisations.
Données vérifiées le 16 juillet 2026 - sources urssaf.fr et service-public.fr.
4,50 €
Minimum légal par heure (2026)
2 mois
Stage gratifié obligatoirement au-delà
682,52 €
Minimum mensuel, stage à temps plein
22 404 €
Plafond d'exonération d'impôt
Gratification minimale de stage 2026 selon le rythme
Montant minimum par mois, calculé sur 4,50 € par heure de présence
| Rythme du stage | Heures de présence par mois | Gratification minimale par mois |
|---|---|---|
| Temps plein (35 h/semaine) | 151,67 h | 682,52 € |
| 4 jours par semaine (28 h) | 121,33 h | 546,00 € |
| Mi-temps (17,5 h/semaine) | 75,83 h | 341,25 € |
Gratification = 4,50 € x heures réelles de présence. Le montant mensuel varie selon le calendrier effectif du stage (jours fériés, congés, semaines incomplètes). 4,50 € correspond à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, fixé à 30 € en 2026. Source : service-public.fr.
La règle de calcul
Quand la gratification devient obligatoire
La gratification n'est pas systématique. Tout dépend de la durée du stage :
- Stage de 2 mois ou moins : aucune gratification n'est légalement due. L'organisme d'accueil peut en verser une volontairement, mais rien ne l'y oblige.
- Stage de plus de 2 mois : la gratification devient obligatoire. Le seuil de 2 mois correspond à plus de 308 heures de présence (22 jours x 2 mois x 7 heures).
Deux précisions importantes. D'abord, les 2 mois n'ont pas besoin d'être consécutifs : si tu enchaînes plusieurs stages dans le même organisme au cours de la même année d'enseignement, les durées s'additionnent. Ensuite, une fois le seuil franchi, la gratification est due pour l'intégralité des heures de présence du stage, pas seulement pour les heures au-delà de la 308e.
Un stage ne peut pas dépasser 6 mois dans le même organisme d'accueil. Il fait obligatoirement l'objet d'une convention de stage tripartite, signée par l'établissement d'enseignement, l'organisme d'accueil et le stagiaire.
La gratification se verse mensuellement, pas en une seule fois à la fin du stage. Quand la présence n'est pas continue, l'obligation se déclenche à compter de la 309e heure de présence cumulée sur la même année d'enseignement. L'organisme d'accueil peut payer les heures réellement effectuées chaque mois ou lisser le montant sur une base horaire moyenne, tant que le minimum légal est respecté sur l'ensemble du stage.
Comment calculer ta gratification, exemple à l'appui
La gratification se calcule heure par heure. La formule tient en une ligne :
Gratification = 4,50 € x heures de présence effective
Exemple 1 : stage de fin d'études à temps plein
Un stage de 5 mois, à 35 heures par semaine, représente environ 151,67 heures de présence par mois. La gratification minimale est de 151,67 x 4,50 = 682,52 € par mois, soit près de 3 412 € sur l'ensemble du stage.
Exemple 2 : stage à temps partiel
Un stage de 3 mois, à 28 heures par semaine, représente environ 121 heures par mois. La gratification minimale est de 121 x 4,50 = 544,50 € par mois.
Le montant exact d'un mois donné dépend du calendrier réel : un mois avec un jour férié ou une semaine de congés compte moins d'heures, donc une gratification plus faible. C'est la logique du calcul à l'heure : tu es gratifié pour ce que tu fais réellement.
Gratification minimale totale selon la durée du stage
Stage à temps plein (35 h par semaine), gratifié au minimum légal de 4,50 € par heure
| Durée du stage | Heures de présence | Gratification totale minimale |
|---|---|---|
| 3 mois | ≈ 455 h | 2 047,56 € |
| 4 mois | ≈ 607 h | 2 730,08 € |
| 5 mois | ≈ 758 h | 3 412,60 € |
| 6 mois (maximum légal) | ≈ 910 h | 4 095,12 € |
Base : 151,67 h par mois, soit 682,52 € minimum mensuel (151,67 x 4,50 €). Le total réel dépend du calendrier du stage (jours fériés, semaines incomplètes). Un stage de 2 mois ou moins n'ouvre droit à aucune gratification légale. Source : service-public.fr.
Gratification, impôts et cotisations
La gratification de stage bénéficie d'un régime fiscal et social très protecteur, tant qu'elle reste au niveau du minimum légal.
- Cotisations sociales : la gratification est exonérée de cotisations dans la limite de 4,50 € par heure. C'est ce qu'on appelle la franchise de cotisations. Si l'organisme d'accueil verse plus que le minimum, seule la part qui dépasse 4,50 € par heure est soumise aux cotisations.
- Impôt sur le revenu : la gratification est exonérée d'impôt dans la limite du SMIC annuel, soit 22 404 € en 2026. Comme un stage de 6 mois reste très en dessous de ce plafond, le stagiaire n'a en général rien à déclarer. Au-delà du SMIC annuel, l'excédent devient imposable et entre dans le prélèvement à la source.
Conséquence concrète : pour un stage gratifié au minimum légal, le montant brut versé est aussi le montant net. C'est l'un des rares revenus que les prélèvements n'entament pas. Pour comparer avec un vrai salaire, le simulateur brut-net permet de visualiser l'écart.
Congés, absences et secteur public
Le stagiaire n'est pas un salarié : il ne bénéficie pas de congés payés au sens du Code du travail. En revanche, pour un stage de plus de 2 mois, la convention de stage doit prévoir des congés et autorisations d'absence. L'organisme d'accueil n'est pas tenu de gratifier les jours d'absence ainsi pris.
La gratification se calcule sur les heures de présence effective. Un week-end, un jour férié non travaillé ou une journée de congé ne comptent pas dans la durée du stage et ne génèrent donc aucune gratification. C'est la même logique que le calcul à l'heure : seules les heures réellement effectuées sont dues.
Dans le secteur public (État, collectivités, hôpital), les règles sont identiques au privé : la gratification est obligatoire au-delà de 2 mois et son minimum reste de 4,50 € par heure. Particularité : elle ne peut pas se cumuler avec une autre rémunération versée par le même organisme d'accueil pour la même période.
Stage, alternance, premier emploi : ne pas confondre
Trois statuts se ressemblent mais n'ont ni le même cadre ni la même rémunération :
- Le stage : tu restes étudiant. Ta convention de stage est rattachée à un cursus, et tu perçois une gratification (4,50 € par heure). Le stage ne crée pas de lien de subordination salarial classique.
- L'alternance : l'apprenti ou le contrat de professionnalisation est un salarié à part entière. Il touche un véritable salaire, indexé sur le SMIC selon l'âge et l'année de formation. Le détail figure dans le guide salaire d'un apprenti.
- Le premier emploi : une fois diplômé, tu signes un contrat de travail et tu es payé au moins au SMIC, avec une vraie fiche de paie. La gratification de stage, elle, n'apparaît pas comme un salaire.
Repérer ce qui s'applique à ta situation évite les mauvaises surprises : un stagiaire qui croit toucher un salaire d'apprenti, ou l'inverse, se trompe de barème. En cas de doute, la convention collective de l'organisme d'accueil précise si une gratification plus favorable que le minimum légal est prévue.
Questions fréquentes sur la gratification de stage
Compare ta gratification à un vrai salaire
La gratification de stage est exonérée : le brut versé est aussi le net. Pour visualiser ce que rapporte un salaire après cotisations, lance le simulateur brut-net.